mardi 19 décembre 2017

Les Franglaises à Bobino : la comédie musicale sens dessus dessous !


Vous connaissez certainement les Franglaises, cette troupe de comédiens dont la formule est simple et ultra efficace : traduire mot à mot en français des succès de musique pop et rock anglo-saxonne. À la clé pour les spectateurs : une bonne dose de rire mais également l'impression d'être happé dans un tourbillon burlesque, jubilatoire, barré et terriblement effréné ! Mais, après deux premiers spectacles, plus axés sur le concept de la traduction pure et dure, cette troisième création va plus loin dans la mise en scène, les caractères de chaque personnage et l'histoire qui va lier tout au long du show. En effet, tout commence plutôt doucement avec un échange entre un Monsieur Loyal et le public pour deviner ce qui se cache derrière « Je reste autour » (« I Get Around » des Beach Boys) ou encore « Ne m'arrête pas maintenant » (« Don't stop me now » de Queen »).

Puis petit à petit, le spectacle va dérailler et totalement partir en vrille pour devenir un cauchemar éveillé, mais pour notre plus grand plaisir ! Le guitariste prend un malin plaisir à chanter des titres de la Compagnie Créole, tandis que la choriste essaye de placer les Spice Girls à tout bout de champ, alors qu'un autre musicien effectue des tours de magie tous plus ringards les uns que les autres. À un moment, le décor explose au sens premier du terme et le Monsieur Loyal jette l'éponge en décidant de laisser ses anciens compères reprendre le fil du spectacle. On tombe ensuite dans un dinguerie qui emprunte à la fois au film d'horreur et à la comédie absurde façon Monty Python. On retiendra notamment tout le passage sur « Hotel California », qui vient mettre en musique la partie parodique de film d'horreur.



Que vous soyez fan de musique ou non, vous serez immédiatement pris par l'énergie de cette folle troupe, de son énergie et des trouvailles de mise en scène. Le gimmick de la traduction des chansons anglaises en français se trouve désormais magistralement inclus dans une comédie musicale au scénario travaillé et aux surprises savamment distillées. Si vous n'avez pas encore vu les Franglaises, c'est un spectacle parfait pour les fêtes. Dépêchez-vous, ils sont sur Paris jusqu'au 3 février à Bobino, et ensuite très certainement en tournée dans toute la France. Donc soyez à l'écoute. En attendant, révisez vos classiques de la musique anglo-saxonne et préparez-vous à prendre une bonne dose de folie en pleine face lorsque vous serez face aux Franglaises. Cette comédie musicale survitaminée et rock est un incontournable. Vous ne le regretterez pas !


vendredi 15 décembre 2017

Chronique de "Songs of Experience" de U2

U2 est-il encore le plus grand groupe de rock au monde ? On a souvent affublé la formation irlandaise de ce statut, parfois très ou trop lourd à porter. Des formations comme Coldplay ou encore Muse ont également, à un moment, été érigées au sommet par la critique et le public. En 2017, où en est la bande à Bono ? Après l'album « Songs of Innocence », plutôt tièdement accueilli et qui avait irruption dans les comptes iTunes de millions de personnes de manière inattendue en 2014, elle est partie pour deux gigantesques tournées. L'une pour défendre cet album et l'autre pour fêter l'anniversaire de son mythique « The Joshua Tree ». Si ce « Songs of Experience », que nous pouvons écouter aujourd'hui était annoncé pour plus tôt, en raison de sa filiation directe avec « Songs of Innocence », il est temps de rendre notre verdict sur ce disque.

On peut dire d'entrée que le mot expérience est peut-être mal choisi dans le sens où la formation ne va pas explorer des territoires musicaux très novateurs en comparaison de son travail passé. Mais est-ce un mal pour autant ? Justement, on retrouve ici un U2 qu'on avait un peu perdu, à savoir capabls de produire des titres immédiatement tubesques comme « You're The Best Thing About Me », que l'on voit déjà en hymne dans les stades, ou encore « Get Out Of Your Own Way ». Sur ce disque, les chœurs sont très présents, tout comme le thème de l'amour. L'amour de Bono envers sa femme, ou envers ses enfants, transparaissent notamment sur plusieurs titres. Du chœur au cœur, il n'y a qu'un pas que U2 franchit avec justesse. Atmosphérique et aérien, ce sont aussi deux adjectifs qui collent bien à la peau de ce disque.

U2, et particulièrement Bono, est connu pour ses prises de positions politiques. On retrouve une charge contre Donald Trump sur des morceaux comme « The Blackout » ou encore « American Soul ». Plus loin, il se fait aussi l'écho de la situation des migrants sur « Summer of Love », littéralement planant, et sur « Red Flag Day ». Après l'écoute de cette douzaine de morceaux, que retenir ? S'il ne s'agit pas d'un chef-d’œuvre de la discographie de U2, c'est un album important, qui démontre que la formation irlandaise sait encore écrire des titres aux mélodies imparables et nous emmener avec elle en voyage. C'est un disque avant tout pour les fans, en forme de déclaration d'amour. L'amour, on y revient encore pour conclure. Et pour les fans, U2 devrait encore garder dans leur cœur, pour de longues années encore, cette place de plus grand groupe du monde...

Tracklist

1. Love Is All We Have Left
2. Lights of Home
3. You're the Best Thing About Me
4. Get Out of Your Own Way
5. American Soul
6. Summer of Love
7. Red Flag Day
8. The Showman (Little More Better)
9. The Little Things That Give You Away
10. Landlady
11. The Blackout
12. Love Is Bigger Than Anything in Its Way
13. 13 (There Is a Light)

La sélection de Rock'n'Live

« You're the Best Thing About Me », « Get Out of Your Own Way », « Summer of Love », « The Blackout »

mercredi 13 décembre 2017

Ryan Key en toute intimité (Ryan Key – 28/11/17 – O' Sullivans Backstage By The Mill)

Marie Le Bannier Rock'n'Live Rock Concert Live Paris Yellowcard Ryan Key Ocean Avenue

Marie Le Bannier Rock'n'Live Rock Concert Live Paris Yellowcard Ryan Key Ocean AvenueNous avions laissé Ryan Key, il y a un peu moins d'un an, à Birmingham, à l'occasion de la tournée d'adieu de Yellowcard, tournée qui n'était pas passée par la France. L'été dernier, l'annonce d'une tournée entre Ryan Key, désormais en solo, et Normandie, passant par Paris, n'aura pas laissé très longtemps les fans français sans nouvelles de l'ancien chanteur de Yellowcard. Calée au 28 novembre, au O' Sullivans Backstage By The Mill, cette date suscitait beaucoup de curiosité. En effet, allait-on assister à des reprises de Yellowcard ? Ou bien allait-on découvrir les premières compositions de Ryan Key en solo ? L'impatience était en tout cas de mise pour nous et les fans de Yellowcard. Étant donné que nous étions venus pour Ryan Key, nous avons choisi d'axer ce live report sur sa prestations et non sur celle de Normandie.





Marie Le Bannier Rock'n'Live Rock Concert Live Paris Yellowcard Ryan Key Ocean Avenue

Tranquillement, Ryan Key a installé un ordinateur portable sur scène, puis branché sa guitare électrique. Il a ensuite pris la parole pour présenter cette tournée, qui démarrait par cette date parisienne. C'est un Ryan Key, très bavard, bien plus qu'avec Yellowcard, que nous avons pu découvrir. Il a expliqué qu'une nouvelle aventure s'ouvrait pour lui et que ce soir, il y aurait certainement de l'improvisation et des choses à caler. Sa démarche était claire : présenter des morceaux de Yellowcard revisités à l'aide d'instrumentations réalisées dans son studio personnel. Pendant qu'il jouait de la guitare, son ordinateur nous faisait donc profiter de ses créations. On aurait pu craindre un manque d'âme avec l'absence de musiciens, mais il n'en a rien été. Au contraire, on a pu redécouvrir des titres et comprendre que Ryan Key voulait désormais explorer d'autres univers musicaux. À concert spécial, live report un peu spécial de notre part, plus axé sur le ressenti que la description détaillée des morceaux ou de la setlist.

Marie Le Bannier Rock'n'Live Rock Concert Live Paris Yellowcard Ryan Key Ocean Avenue

« Lights and Sounds » a lancé le set avec un style plus calme alors que « Only One » nous a toujours autant ému. On ne saurait vraiment décrire avec précisions la teneur des nouvelles instrumentations mais elle ont apporté un univers propre, différent des originaux et une belle relecture d'un répertoire connu par cœur des fans. Tour à tour planantes, intimistes, parfois même inquiétantes, les sonorités ont instauré de belles ambiances. Mais, ce que nous retiendrons surtout, c'est la communication entre Ryan Key et son public. Ce dernier n'a pas hésité à remercier les fans pour leur soutien depuis tant d'années. Il a également livré l'histoire du morceau « Live On », seul inédit de la soirée. Il s'agit d'un titre du prochain album de Like Torches, produit par Ryan Key. « Live On » a été écrit par Ryan Key et le chanteur de Like Torches dans un hôtel, juste après l'hommage à Chester Bennington à Los Angeles au mois d'octobre 2017.

Marie Le Bannier Rock'n'Live Rock Concert Live Paris Yellowcard Ryan Key Ocean Avenue

Marie Le Bannier Rock'n'Live Rock Concert Live Paris Yellowcard Ryan Key Ocean AvenueC'est cette proximité et ces anecdotes que nous avons vraiment aimé lors de ce concert d'une petite heure. Ryan Key a notamment expliqué quelque chose dans lequel nous nous retrouvons complètement. Quand on a l'opportunité d'être auteur-compositeur-interprète, on met dans une chanson ce qu'on ressent à un instant t. Ensuite, en écoutant cette chanson, nous, les spectateurs, pouvons trouver quelque chose qui nous parle et pourra nous aider dans notre vie de tous les jours. Nous avons aussi appris que « Southern Air » et « California », toutes deux jouées, figuraient parmi ses titres préférés. Une chose n'a pas changé, même si Yellowcard n'est plus : le concert a pris fin avec « Ocean Avenue ». Après cette soirée en guise de test, nous pensons légitimement que Ryan Key a séduit ses fans avec sa nouvelle démarche artistique. Il reste maintenant à attendre de voir ce qu'il prévoit de sortir en solo (un maxi ou un album entier ?). Nous sommes en tout cas impatients d'en savoir plus et nul doute qu'on devrait revoir Ryan Key dans nos contrées pour la suite de l'aventure ! 


Marie Le Bannier Rock'n'Live Rock Concert Live Paris Yellowcard Ryan Key Ocean Avenue


Setlist

1. Lights and Sounds
2. Only One
3. Be the Young
4. Southern Air
5. Live On (Titre de Like Torches)
6. Back Home
7. California
8. Keeper
9. Ocean Avenue

Marie Le Bannier Rock'n'Live Rock Concert Live Paris Yellowcard Ryan Key Ocean Avenue

samedi 2 décembre 2017

Gagnez le nouvel album de "U2" !


Le groupe de Bono fait son retour avec "Songs Of Experience", suite directe de "Songs Of Innoncence", paru en 2014. Ce quatorzième album studio de la formation est à découvrir à quelques semaines des fêtes de Noël et, qui sait, peut-être d'une annonce d'un prochain passage sur scène en France. En attendant, nous vous proposons, en partenariat avec Barclay, de remporter trois exemplaires de ce disque. Bonne chance, vous avez jusqu'au 16 décembre inclus ! Cliquez ici pour participer au concours

Nous tenons à remercie Marie et Élise de Barclay, label d'Universal Music France, pour l'organisation de ce concours.

mardi 21 novembre 2017

The Rasmus : un soir au paradis... (The Rasmus - 18/11/17 - Trabendo)

The Rasmus Trabendo Paris Concert Live Rock'n'Live France Marie Le Bannier In the Shadows Paradise Dark Matters Rock Lauri Ylönen
The Rasmus Trabendo Paris Concert Live Rock'n'Live France Marie Le Bannier In the Shadows Paradise Dark Matters Rock Lauri YlönenCinq ans après son dernier passage en France, à la MJC Picaud de Cannes, The Rasmus était de retour pour une date au Trabendo. La formation finlandaise, de retour avec l'album « Dark Matters », peut compter sur une base solide de fans sur notre territoire. Mais que s'est-il passé pour le quatuor pendant ces cinq dernières années ? Tout d'abord, la précédente tournée aura duré deux longues années. Puis ensuite, le groupe a fait une petite pause, durant laquelle son chanteur, Lauri Ylönen, est parti s'installer à Los Angeles. Vous retrouverez notamment plus d'informations sur ce déménagement et le nouvel album à l'occasion de notre interview de ce dernier, prochainement en ligne. C'est donc avec plaisir que nous nous apprêtions à retrouver The Rasmus pour cette date parisienne dans le cadre de son « Dark Matters Tour ».





The Rasmus Trabendo Paris Concert Live Rock'n'Live France Marie Le Bannier In the Shadows Paradise Dark Matters Rock Lauri Ylönen





Avant The Rasmus, deux premières parties se sont succédées. Tout d'abord, The Weyers, duo suisse, assénant un rock plutôt bien troussé, rappelant parfois les White Stripes. Après cette entrée en matière, le combo italo-américain Klogr est venu défendre son metal progressif assez lourd, bien accueilli dans l'ensemble par les fans de The Rasmus. Maintenant, passons au plat de résistance de la soirée. Aux alentours de 21h15, sur l'instrumentale de « Paradise », le groupe est entré sur scène petit à petit. Lorsque Lauri Ylönen est arrivé, une clameur a retenti dans tout le Trabendo. Le ton a été donné d'entrée avec « F-F-F-Falling », « Guilty » et « No Fear ». Nous avions une petite crainte, celle de découvrir en live les morceaux de « Dark Matters », album studio que nous avons peu apprécié avec ses sonorités très électroniques. Sur scène, les titres sont apparus un peu plus rock et se sont bien inscrits dans la setlist, à commencer par l'enchaînement « Empire » et « Silver Night ».

The Rasmus Trabendo Paris Concert Live Rock'n'Live France Marie Le Bannier In the Shadows Paradise Dark Matters Rock Lauri YlönenLors du concert, le bassiste Eero a fait quelques petits traits d'humour comme lorsqu'il a dit que les coulisses du Trabendo ne sentaient pas très bon ! Lauri Ylönen n'a pas fait de grands discours de son côté mais salué le public à plusieurs reprises et l'a exhorté à faire du bruit et chanter avec lui. De ce côté, les fans ont répond présent tout au long du set. On pouvait voir du monde reprendre les paroles, que ce soit des anciens titres ou les plus récents. Après « Time to Burn » et « Immortal », « First Day of My Life » et « Livin' in a World Without You » ont fait bondir le public. « Paradise » est ensuite venu remettre le nouvel album au premier plan et colle vraiment bien au style du groupe. Petit à petit, on sentait la fin du concert arriver et après « Nothing », le culte « In the Shadows » est venu marquer la première sortie du scène du groupe.

The Rasmus Trabendo Paris Concert Live Rock'n'Live France Marie Le Bannier In the Shadows Paradise Dark Matters Rock Lauri YlönenLe temps du rappel est venu et Eero a chanté, seul, à la guitare acoustique, une reprise de « Champs-Élysées », bien aidé par le public pour les paroles. Le reste du groupe est ensuite venu le rejoindre pour « Wonderman » et « In My Life ». « Sail Away », comme de coutume, a été le morceau d'au revoir de la soirée. Après 1h15 de show, The Rasmus a quitté définitivement la scène. Que retenir de ce concert ? Un groupe, toujours aussi généreux, et qui ne manque pas de faire plaisir à son public français à chaque tournée. Depuis plus de 20 ans, la formation finlandaise, qui a connu le succès en dehors de ses frontières, continue, avec générosité et intégrité, de faire la musique qu'elle aime, sans trahir son public. C'est certainement pour ça, qu'à chaque passage en France, les fans sont au rendez-vous. 


The Rasmus Trabendo Paris Concert Live Rock'n'Live France Marie Le Bannier In the Shadows Paradise Dark Matters Rock Lauri Ylönen


Setlist

Intro (Paradise)

1. F-F-F-Falling
2. Guilty
3. No Fear
4. Empire
5. Silver Night
6. Time to Burn
7. Immortal
8. First Day of My Life
9. Livin' in a World Without You
10. Justify
11. Funeral Song
12. Paradise
13. Nothing
14. In the Shadows

Rappel

15. Champs-Élysées (reprise de Joe Dassin par Eero)
16. Wonderman
17. In My Life
18. Sail Away

The Rasmus Trabendo Paris Concert Live Rock'n'Live France Marie Le Bannier In the Shadows Paradise Dark Matters Rock Lauri Ylönen









dimanche 29 octobre 2017

Weezer, le bon air de la Californie à Paris ! (Weezer - 19/10/17 - Olympia)

Weezer Rock Olympia Paris Live Rock'n'Live Marie Le Bannier Show Rivers Cuomo Pacific Daydream Beverly Hills Hash Pipe Buddy Holly Pinkerton

Weezer Rock Olympia Paris Live Rock'n'Live Marie Le Bannier Show Rivers Cuomo Pacific Daydream Beverly Hills Hash Pipe Buddy Holly Pinkerton Dire que le passage de Weezer était attendu par les fans du groupe, et nous-même par la même occasion, est un doux euphémisme. En effet, la formation de Rivers Cuomo n'était pas venue se produire en France depuis 2005 ! Après 12 ans d'attente, certains fans avaient d’ailleurs du mal à se rendre compte qu'ils allaient bien applaudir Weezer ce soir, à l'Olympia, et pourtant c'était bel et bien vrai. Weezer avait choisi l'Olympia à l'occasion de sa tournée calée quelques jours avant la sortie de son nouvel album « Pacific Daydream ». Alors il ne manquait plus qu'à se placer et à attendre l'arrivée de Rivers Cuomo et sa bande, une question nous brûlait alors les lèvres... La déception serait-elle au rendez-vous après tant d'attente ? Le groupe allait-il préparer quelque chose de spécial pour le public français? Réponse dans les lignes qui suivent avec notre retour sur notre premier concert de Weezer en tant que spectateur.



Weezer Rock Olympia Paris Live Rock'n'Live Marie Le Bannier Show Rivers Cuomo Pacific Daydream Beverly Hills Hash Pipe Buddy Holly Pinkerton

Weezer Rock Olympia Paris Live Rock'n'Live Marie Le Bannier Show Rivers Cuomo Pacific Daydream Beverly Hills Hash Pipe Buddy Holly Pinkerton








21h pétantes et c'est avec « El Scorcho » que Weezer a démarré son show. Une petite surprise fort appréciée par les fans car sur les autres dates, ce n'était pas ce titre qui ouvrait le set. Le public est déjà chauffé à bloc. Du côté du groupe, tout est nickel. Passons tout de suite sur l'unique déception de la soirée : le groupe a été peu bavard et il aura fallu attendre le sixième titre pour entendre quelques mots sortir de la bouche de Rivers Cuomo, mais visiblement c'est une constante avec le groupe. Un peu geek et à la cool, Weezer a profité de son set pour présenter son nouvel album « Pacific Daydream » avec les morceaux « Weekend Woman », « Happy Hour » et « Feels Like Summer », fleurant bon les plages ensoleillées de Californie. On a aussi eu droit à « California Kids » et « Thank God for Girls », tirés du « White Album », paru en 2016. 






Weezer Rock Olympia Paris Live Rock'n'Live Marie Le Bannier Show Rivers Cuomo Pacific Daydream Beverly Hills Hash Pipe Buddy Holly Pinkerton

Weezer Rock Olympia Paris Live Rock'n'Live Marie Le Bannier Show Rivers Cuomo Pacific Daydream Beverly Hills Hash Pipe Buddy Holly Pinkerton

Mais là où Weezer était attendu, c'était bien sûr pour nous asséner ses plus grands tubes et sur ce point-là, nous n'avons pas été déçus ! Jugez plutôt : « Surf Wax America » et « The Good Life » en début de set, « Pork and Beans » puis « My Name Is Jonas » rapidement après : l'entame du concert de Weezer a été parfaite pour mettre tout le public dans sa poche. Les membres du groupe, bien en place, n'ont pas hésité à jouer entre eux en se plaçant autour du batteur, ou bien dos à dos lors de certains morceaux. Parfois un peu dans son monde, Rivers Cuomo a esquissé des petits pas de danse, renforçant un peu plus cette impression de musicien totalement pris par son art. Car on ne peut que saluer la manière dont le groupe aura interprété ses titres, avec un amour du geste propre et sans aucune fausse note. De plus, le temps ne semble avoir aucune emprise sur Rivers Cuomo, qui semble avoir toujours 30 ans !






Weezer Rock Olympia Paris Live Rock'n'Live Marie Le Bannier Show Rivers Cuomo Pacific Daydream Beverly Hills Hash Pipe Buddy Holly Pinkerton





Weezer Rock Olympia Paris Live Rock'n'Live Marie Le Bannier Show Rivers Cuomo Pacific Daydream Beverly Hills Hash Pipe Buddy Holly PinkertonDeux petites sucreries ont été au programme : des reprise de « Hey Ya! » d'OutKast et de « I Took a Pill in Ibiza » de Mike Posner, prouvant que Weezer sait s'amuser avec la musique et briser les codes des rockeurs endormis sur leurs lauriers. Alors que le concert touchait petit à petit à son terme, l'enchaînement « Buddy Holly », « Hash Pipe » et « Beverly Hills » a mis la fosse en fusion et ramené beaucoup de fans quelques années en arrière. Son plus gros tube, « Island in the Sun », qui aura fait connaître Weezer au très grand public, est arrivé juste avant le rappel. « Say It Ain't So » a clôturé la soirée de fort belle manière. Après 1h30 de show, il était temps de dire au revoir à Weezer. Espérons maintenant, pour ses fans, qu'il ne faudra pas attendre encore 12 ans pour les revoir en France et que le formidable accueil qui leur a été réservé leur donnera envie de revenir très vite. On croise les doigts ! 




Weezer Rock Olympia Paris Live Rock'n'Live Marie Le Bannier Show Rivers Cuomo Pacific Daydream Beverly Hills Hash Pipe Buddy Holly Pinkerton

Setlist

1. El Scorcho
2. Surf Wax America
3. The Good Life
4. California Kids
5. Perfect Situation
6. (If You're Wondering If I Want You To) I Want You To
7. Pork and Beans
8. Weekend Woman
9. My Name Is Jonas
10. Thank God for Girls
11. Happy Hour
12. A Ballad for the Fallen Soldier
13. Hey Ya! (reprise d'OutKast)
14. Undone - The Sweater Song
15. Buddy Holly
16. Hash Pipe
17. Beverly Hills
18. Feels Like Summer
19. I Took a Pill in Ibiza (reprise de Mike Posner)
20. Island in the Sun

Rappel

21. Say It Ain't So

Weezer Rock Olympia Paris Live Rock'n'Live Marie Le Bannier Show Rivers Cuomo Pacific Daydream Beverly Hills Hash Pipe Buddy Holly Pinkerton

dimanche 22 octobre 2017

Neck Deep : des mots pour soigner les maux (Neck Deep – 18/10/17 – Petit Bain)

Neck Deep Paris Petit Bain Punk Rock Pop Punk Concert Show Rock Live Rock'n'Live Marie Le Bannier Kali Ma


Neck Deep Paris Petit Bain Punk Rock Pop Punk Concert Show Rock Live Rock'n'Live Marie Le Bannier Kali MaC'est une grosse soirée pop punk au Petit Bain, avec un plateau de choix composé de Blood Youth, Real Friends, As It Is et Neck Deep, qu'Alternative Live proposait en cette soirée d'automne aux allures estivales ! Arrivés pour le set d'As It Is, nous avons bien apprécié la prestation du quatuor, l'une des révélations de l'écurie Fearless Records. Bon nombre de fans étaient notamment présents pour l'applaudir et ont repris en chœur l'intégralité des morceaux présentés lors d'un set énergique d'un peu plus de trente minutes. Nul doute qu'As It Is devrait prendre de plus en plus d'ampleur et pourrait peut-être revenir en tête d'affiche lors d'une prochaine date.


Neck Deep Paris Petit Bain Punk Rock Pop Punk Concert Show Rock Live Rock'n'Live Marie Le Bannier Kali MaAvant d'annoncer Neck Deep, un membre du staff a fait un petit discours sur la dépression et la nécessité de parler lorsqu'on se sent mal, invitant ensuite les fans à venir sur un stand de merchandising dont les ventes sont reversées à une association. Depuis le suicide de Chester Bennington de Linkin Park, de nombreux groupes s'engagent ainsi pour venir en aide aux personnes souffrant de dépression. Aux alentours de 21h50, Neck Deep est arrivé sur scène face un public déjà bouillant. En toile de fond, un décor plantait l'atmosphère aux couleurs de son nouvel album « The Peace And The Panic », qui a été largement mis à l'honneur lors d'un set d'un peu plus d'une heure. 



Neck Deep Paris Petit Bain Punk Rock Pop Punk Concert Show Rock Live Rock'n'Live Marie Le Bannier Kali Ma

Neck Deep Paris Petit Bain Punk Rock Pop Punk Concert Show Rock Live Rock'n'Live Marie Le Bannier Kali Ma 

C'est sur « Happy Judgement Day » que Neck Deep a lancé les hostilités, faisant tanguer la péniche du Petit Bain alors que des fans lançaient les premiers pogos. Après le récent incident qui avait eu lieu avec les agents de sécurité dans une salle en Angleterre et qui avait mené le groupe à annuler son show, Neck Deep a rappelé combien il était heureux de jouer devant des fans, sans barrières. C'est bien simple, tout au long du show, des fans ont pu monter sur scène et slammer dans la foule, sous l'oeil bienveillant du groupe. Le chanteur Ben Barlow a même plusieurs fois aidé des fans à monter sur scène. Tatoué sur tout le torse, casque vissé sur la tête, il aura bondi sur scène pendant tout le set et affiché une belle communion avec le public.

Neck Deep Paris Petit Bain Punk Rock Pop Punk Concert Show Rock Live Rock'n'Live Marie Le Bannier Kali MaAprès « Lime St. » et « Gold Steps », « Motion Sickness » et « Parachute » ont continué de mettre en avant le nouvel album. « Kali Ma » a continué de maintenir une ambiance de feu dans une salle où l'échange entre le groupe et ses fans a été total de bout en bout. Sur « Don't Wait », un membre du staff est venu screamer lors du la fin du morceau, preuve en est une fois encore que le partage était à l'ordre du jour lors de cette soirée. Après « In Bloom », c'est « December », en version électrique, qui est venu déchaîner le public. Après tant de débauche d'énergie, une pause acoustique a été proposée. Ben Barlow a rappelé que lui et son bassiste avaient perdu des proches l'an dernier (notamment leur père) et que la musique était la meilleure des thérapies, au contraire de « toutes ces saloperies de drogues ». « Wish You Were Here » et « A Part of Me » ont ponctué ce moment intense et cher au groupe lors d'un beau moment de communion avec le public. 

Neck Deep Paris Petit Bain Punk Rock Pop Punk Concert Show Rock Live Rock'n'Live Marie Le Bannier Kali Ma
Le temps du rappel est ensuite arrivé avec « Can't Kick Up the Roots » puis « Where Do We Go When We Go ». À l'écoute du refrain du dernier morceau de la soirée (« Pain, pain, go away, come back another day, I just wanna get one up on life before it kills me »), on comprend bien mieux le message qu'a voulu nous faire passer Ben Barlow. Celui d'un jeune homme qui a traversé des moments difficiles et en traverse encore, comme tout le monde, et qui a trouvé la musique comme moyen d'évacuer sa peine et surtout d'aider ceux qui l'écoute. Ce concert nous a prouvé une fois encore pourquoi on aime certains groupes. Au-delà des titres qui peuvent nous plaire pour leur mélodie, on en aime d'autres parce qu'ils nous touchent ou nous aident à un moment de notre vie. Ce show de Neck Deep aura été une illustration parfaite du partage entre un groupe et ses fans et du pouvoir bienfaiteur de la musique. Une soirée bien plus qu'un simple concert pop punk, assurément.



Neck Deep Paris Petit Bain Punk Rock Pop Punk Concert Show Rock Live Rock'n'Live Marie Le Bannier Kali Ma

Setlist

1. Happy Judgement Day
2. Lime St.
3. Gold Steps
4. Motion Sickness
5. What Did You Expect?
6. Parachute
7. Kali Ma
8. Rock Bottom
9. Citizens of Earth
10. Don't Wait
11. In Bloom
12. December
13. Wish You Were Here
14. A Part of Me

Rappel

15. Can't Kick Up the Roots
16. Where Do We Go When We Go
Neck Deep Paris Petit Bain Punk Rock Pop Punk Concert Show Rock Live Rock'n'Live Marie Le Bannier Kali Ma

mardi 29 août 2017

Tous unis derrière Mat Bastard !

Nous avons adoré le premier album solo de Mat Bastard dont vous pouvez retrouver la chronique en cliquant ici ! Après "More Than Friends", le bondissant rockeur lillois a choisi "Stand As One" comme deuxième single extrait du disque. Ce morceau fédérateur est une ode à l'union et au partage dans ces périodes troubles que nous vivons. Son clip, que vous pouvez retrouver ci-dessous, est intéressant à plusieurs titres. Il dévoile en effet un peu plus l'univers du disque mais présente aussi un avant-goût du film d'animation "Zombillenium", tiré la bande dessinée éponyme, sur lequel Mat Bastard a travaillé. Il donnera en effet sa voix à l'un des personnages et deux titres de l'album figureront sur la BO du long-métrage, attendu le 18 octobre dans les salles obscures.

Coldplay : la vie en technicolor ! (Coldplay – 16/07/17 – Stade de France)


Après sa tournée « Mylo Xyloto Tour », qui était passée par le Stade de France en 2012, revoilà Coldplay cinq ans plus tard dans la fameuse enceinte dionysienne. À l'entrée du stade, des bracelets lumineux, identiques à cette tournée précédente, ont été distribués aux spectateurs. La scène principale, comportant plusieurs écrans, est également décorée avec des fleurs selon le visuel de l'album « A Head Full of Dreams », tandis qu'une avancée dans la fosse est disponible. De même, deux autres scène plus petites ont été installées dans la fosse pour permettre au groupe de jouer au plus près de son public. Le public, majoritairement constitué de trentenaires et de quadra, mais également de familles, a fait un formidable accueil au groupe lorsqu'il a débuté son set par « A Head Full of Dreams ». « Bonsoir les amis ! », a déclaré Chris Martin. Tout le monde chante, danse, s'amuse, profite du moment et on voit un large sourire sur tous les visages. Pendant près de deux heures, cet esprit de fête et de communion n'aura pas quitté l'enceinte du Stade de France.

Si certains critiquent Coldplay pour être devenu une immense machine à remplir les stades et à faire danser les foules, force est de constater que la bande de Chris Martin est assurément une formation phare de la scène pop rock internationale, à avoir vu au moins une fois dans sa vie en live. Sans transition, le groupe a enchaîné avec son tubesque « Yellow », histoire d'enfoncer le clou et de se mettre le public dans la poche - en avait-il besoin ? - dès le deuxième morceau de la setlist ! La machine à bonheur ne s'est pas éteinte puisque le dansant « Every Teardrop Is a Waterfall » est ensuite venue faire bouger les foules. Beau moment d'émotion dans la foulée avec « The Scientist », histoire de rappeler à tous que Coldplay sait jouer sur les sentiments avec brio. Un peu plus loin, « Paradise » a continué de fédérer le public, en se terminant sur des notes électroniques, transformant le stade en immense dance-floor.

Fin du premier acte du show. Les quatre membres sont alors partis s'installer sur une scène plus petite dans la fosse pour interpréter, de manière regroupée et intimiste, « Always in My Head », « Magic » et « Everglow ». Ce moment, qui ne sera pas le seul du concert, a permis de rapprocher un peu plus le groupe de ses fans et d'instaurer une ambiance cosy dans une grande enceinte comme le Stade de France. Retour à la scène principale avec le célèbre « Clocks ». C'est à ce moment qu'un enchaînement du tonnerre a eu lieu ! Jugez plutôt : « Charlie Brown », « Hymn for the Weekend », « Fix You », « Viva la Vida » et « Aventure of a Lifetime » ! C'est bien simple, après un tel déluge de tubes anciens et nouveaux, une petite pause était la bienvenue. C'est à ce moment que Coldplay est venu fendre la foule pour investir la troisième petite scène, également installée au milieu du public. 

Sur cette petite scène, nous avons pu applaudir le groupe à quelques mètres seulement. Comme à la maison, dans une ambiance intimiste et acoustique, nous avons pu écouter « In My Place », « Don't Panic » et « Trouble », avant que Chris Martin n'entonne une petite chanson aux paroles humoristiques, en français, sur la ville de Paris. Après ce beau moment, plein d'émotion, le groupe est revenu sur la scène principale pour entamer la dernière ligne droite du show. L'ambiance ne retombait pas pour autant d'un iota en cette fin de concert. C'est à un véritable festival de musique, de lumière et de confettis que nous avons eu droit avec « Something Just Like This », « A Sky Full of Stars », joué deux fois car une personne se sentait mal en fosse, puis à un superbe final sur « Up&Up », parfait pour clôturer la soirée, des étoiles plein les yeux et la tête dans les nuages. Il se murmure que Coldplay serait de retour en 2019 pour une nouvelle tournée. On en salive déjà d'avance !


Setlist

Scène A
1. A Head Full of Dreams
2. Yellow
3. Every Teardrop Is a Waterfall
4. The Scientist
5. God Put a Smile Upon Your Face
6. Paradise

Scène B
7. Always in My Head
8. Magic
9. Everglow

Scène A
10. Clocks
11. Midnight
12. Charlie Brown
13. Hymn for the Weekend
14. Fix You
15. Viva la Vida
16. Adventure of a Lifetime

Scène C
17. Kaleidoscope
18. In My Place (acoustique)
19. Don't Panic (acoustique)
20. Trouble (acoustique)
21. Paris Song (Chris Martin seul)

Scène A
22. Something Just Like This
23. A Sky Full of Stars (arrêtée en raison d'une personne malade dans la fosse)
24. A Sky Full of Stars (jouée une deuxième fois)
25. Up&Up


Un soirée au paradis avec les Guns N' Roses ! (Guns N' Roses – 07/07/17 – Stade de France)

 « Not in this lifetime... ». Voici ce qu'Axl Rose avait répondu à un journaliste, en 2012, à une question concernant une hypothétique reformation des Guns N' Roses. C'est en guise de clin d’œil à cette réplique d'Axl Rose que cette tournée marathon très lucrative a donc été baptisée. Pour sa seule apparition en France, le groupe avait donc choisi d'investir le Stade de France par une chaude soirée d'été. C'était donc l'occasion à ne pas manquer pour voir les Guns, non pas dans leur configuration d'origine, mais avec trois de ses membres emblématiques : Axl Rose, Slash et Duff McKagan. Les puristes pourront toujours dire qu'il manquait le guitariste Izzy Stradlin et le batteur Steven Adler, mais qu'importe ! L'organisateur du show avait prévenu, il ne fallait pas être en retard puisque le groupe avait prévu de monter sur scène à 20h pour jouer ensuite pendant près de 3h30 ! Après un décompte projeté sur écran géant avec des pistolets tirant des balles (un choix pas forcément de bon goût avec le contexte sécuritaire), le show a démarré sans retard.

On attendait du gros son, mais aussi de l'émotion, du spectacle et des classiques indémodables. Sur ces points, on n'a pas été déçu ! En plus des trois membres d'origine, on pouvait aussi compter le batteur Frank Ferrer, le claviériste Dizzy Reed, la claviériste Melissa Reese et le guitariste Richard Fortus, soit au total sept musiciens sur scène. Après quelques morceaux de chauffe, « Welcome to the Jungle » a littéralement mis le feu au public. La majorité de quadra et de quinqua n'a pas boudé son plaisir de retrouver le son de sa jeunesse tandis que les plus jeunes découvraient pour la première fois en live ce mastodonte de la scène hard rock. Si l'adage « sexe, drogue et rock'n'roll » a longtemps été affublé au groupe, on a désormais l'impression que ses trois membres d'origine semblent avoir traversé tous les excès pour aujourd'hui pouvoir assurer le show pour le plaisir de tous.

Si Axl Rose accuse forcément le poids des ans, et certainement de la chirurgie esthétique sous des traits tirés, sa voix reste inimitable avec des envolées aiguës tout bonnement exceptionnelles. Arpentant la scène de long en large et changeant de tee-shirt et de chapeau plusieurs fois, Axl Rose a fait honneur à sa réputation de show-man ! Il demeure en 2017 une véritable bête de scène et une figure du rock. Les années sont passées et certaines choses ont changé de manière positive. Plus de retard à signaler pour sa montée sur scène et le bonhomme s'est même soucié de la sécurité de son public à deux reprises, faisant notamment recommencer le morceau « Double Talkin' Jive » car certains spectateurs se sont retrouvés écrasés sur les barrières, ou plus tard en demandant à un agent de sécurité de ne pas se comporter de manière violente avec une enfant.

De son côté, Slash n'a pas démérité en faisant preuve de sa dextérité légendaire au manche de sa guitare sur de multiples solos. Tandis que Duff McKagan a également assuré le show de manière exemplaire. Les autres musiciens ont aussi été au diapason pour livre une prestation solide et carrée. On était aussi venu entendre des tubes mémorables. « Live and Let Die », « Civil War », « Sweet Child O' Mine »... On n'a pas été déçu ! Plus tard, Axl Rose, assis derrière son piano, a emmené doucement le public vers le coucher du soleil sur la mythique ballade « November Rain ». L'émotion a également été palpable sur la reprise de « Black Hole Sun » de Soundgarden, en hommage à Chris Cornell, disparu au mois de mai. Après « Knockin' on Heaven's Door » et « Nightrain », le groupe a quitté la scène une première fois.

Le rappel a démarré avec « Sorry », suivi par la sublime ballade « Patience ». La reprise d'AC/DC, « Whole Lotta Rosie », est ensuite venue enflammer le public pour une des dernières occasions de la soirée de se défouler. « Don't Cry », dans la nuit parisienne, a été reprise en chœur par tout le public. Aux premières percussions de batterie, on a enfin reconnu le morceau qui allait clôturer la soirée : « Paradise City ». Il fut l'ultime moment pour profiter de cet instant rare de profiter d'un concert de cette qualité, assuré d'une main de maître par des légendes du rock. On pourra simplement regretter un manque de communication avec le public. Mais ce léger bémol ne viendra pas grandement entacher une soirée quasiment parfaite pour tous les fans du groupe. Sans nul doute, les Guns N' Roses ont bel et bien prouvé qu'ils étaient bien vivants ! Avant de savoir si cette reformation était purement mercantile ou si un nouvel album verra le jour, laissons-nous encore profiter des souvenirs d'une soirée gravée dans notre mémoire pour de longues années encore...

Setlist

1. It's So Easy
2. Mr. Brownstone
3. Chinese Democracy
4. Welcome to the Jungle
5. Double Talkin' Jive
6. Better
7. Estranged
8. Live and Let Die (reprise des Wings)
9. Rocket Queen
10. You Could Be Mine
11. New Rose (reprise de The Damned)
12. This I Love
13. Civil War
14. Yesterdays
15. Coma
16. Slash Guitar Solo
17. Speak Softly Love (thème du Parrain de Nino Rota)
18. Sweet Child O' Mine
19. My Michelle
20. Wish You Were Here (reprise de Pink Floyd)
21. November Rain
22. Black Hole Sun (reprise de Soundgarden)
23. Knockin' on Heaven's Door (reprise de Bob Dylan)
24. Nightrain

Rappel

25. Sorry
26. Patience
27. Whole Lotta Rosie (reprise d'AC/DC)
28. Don't Cry
29. The Seeker (reprise des Who)
30. Paradise City