mardi 29 août 2017

Tous unis derrière Mat Bastard !

Nous avons adoré le premier album solo de Mat Bastard dont vous pouvez retrouver la chronique en cliquant ici ! Après "More Than Friends", le bondissant rockeur lillois a choisi "Stand As One" comme deuxième single extrait du disque. Ce morceau fédérateur est une ode à l'union et au partage dans ces périodes troubles que nous vivons. Son clip, que vous pouvez retrouver ci-dessous, est intéressant à plusieurs titres. Il dévoile en effet un peu plus l'univers du disque mais présente aussi un avant-goût du film d'animation "Zombillenium", tiré la bande dessinée éponyme, sur lequel Mat Bastard a travaillé. Il donnera en effet sa voix à l'un des personnages et deux titres de l'album figureront sur la BO du long-métrage, attendu le 18 octobre dans les salles obscures.

Coldplay : la vie en technicolor ! (Coldplay – 16/07/17 – Stade de France)


Après sa tournée « Mylo Xyloto Tour », qui était passée par le Stade de France en 2012, revoilà Coldplay cinq ans plus tard dans la fameuse enceinte dionysienne. À l'entrée du stade, des bracelets lumineux, identiques à cette tournée précédente, ont été distribués aux spectateurs. La scène principale, comportant plusieurs écrans, est également décorée avec des fleurs selon le visuel de l'album « A Head Full of Dreams », tandis qu'une avancée dans la fosse est disponible. De même, deux autres scène plus petites ont été installées dans la fosse pour permettre au groupe de jouer au plus près de son public. Le public, majoritairement constitué de trentenaires et de quadra, mais également de familles, a fait un formidable accueil au groupe lorsqu'il a débuté son set par « A Head Full of Dreams ». « Bonsoir les amis ! », a déclaré Chris Martin. Tout le monde chante, danse, s'amuse, profite du moment et on voit un large sourire sur tous les visages. Pendant près de deux heures, cet esprit de fête et de communion n'aura pas quitté l'enceinte du Stade de France.

Si certains critiquent Coldplay pour être devenu une immense machine à remplir les stades et à faire danser les foules, force est de constater que la bande de Chris Martin est assurément une formation phare de la scène pop rock internationale, à avoir vu au moins une fois dans sa vie en live. Sans transition, le groupe a enchaîné avec son tubesque « Yellow », histoire d'enfoncer le clou et de se mettre le public dans la poche - en avait-il besoin ? - dès le deuxième morceau de la setlist ! La machine à bonheur ne s'est pas éteinte puisque le dansant « Every Teardrop Is a Waterfall » est ensuite venue faire bouger les foules. Beau moment d'émotion dans la foulée avec « The Scientist », histoire de rappeler à tous que Coldplay sait jouer sur les sentiments avec brio. Un peu plus loin, « Paradise » a continué de fédérer le public, en se terminant sur des notes électroniques, transformant le stade en immense dance-floor.

Fin du premier acte du show. Les quatre membres sont alors partis s'installer sur une scène plus petite dans la fosse pour interpréter, de manière regroupée et intimiste, « Always in My Head », « Magic » et « Everglow ». Ce moment, qui ne sera pas le seul du concert, a permis de rapprocher un peu plus le groupe de ses fans et d'instaurer une ambiance cosy dans une grande enceinte comme le Stade de France. Retour à la scène principale avec le célèbre « Clocks ». C'est à ce moment qu'un enchaînement du tonnerre a eu lieu ! Jugez plutôt : « Charlie Brown », « Hymn for the Weekend », « Fix You », « Viva la Vida » et « Aventure of a Lifetime » ! C'est bien simple, après un tel déluge de tubes anciens et nouveaux, une petite pause était la bienvenue. C'est à ce moment que Coldplay est venu fendre la foule pour investir la troisième petite scène, également installée au milieu du public. 

Sur cette petite scène, nous avons pu applaudir le groupe à quelques mètres seulement. Comme à la maison, dans une ambiance intimiste et acoustique, nous avons pu écouter « In My Place », « Don't Panic » et « Trouble », avant que Chris Martin n'entonne une petite chanson aux paroles humoristiques, en français, sur la ville de Paris. Après ce beau moment, plein d'émotion, le groupe est revenu sur la scène principale pour entamer la dernière ligne droite du show. L'ambiance ne retombait pas pour autant d'un iota en cette fin de concert. C'est à un véritable festival de musique, de lumière et de confettis que nous avons eu droit avec « Something Just Like This », « A Sky Full of Stars », joué deux fois car une personne se sentait mal en fosse, puis à un superbe final sur « Up&Up », parfait pour clôturer la soirée, des étoiles plein les yeux et la tête dans les nuages. Il se murmure que Coldplay serait de retour en 2019 pour une nouvelle tournée. On en salive déjà d'avance !


Setlist

Scène A
1. A Head Full of Dreams
2. Yellow
3. Every Teardrop Is a Waterfall
4. The Scientist
5. God Put a Smile Upon Your Face
6. Paradise

Scène B
7. Always in My Head
8. Magic
9. Everglow

Scène A
10. Clocks
11. Midnight
12. Charlie Brown
13. Hymn for the Weekend
14. Fix You
15. Viva la Vida
16. Adventure of a Lifetime

Scène C
17. Kaleidoscope
18. In My Place (acoustique)
19. Don't Panic (acoustique)
20. Trouble (acoustique)
21. Paris Song (Chris Martin seul)

Scène A
22. Something Just Like This
23. A Sky Full of Stars (arrêtée en raison d'une personne malade dans la fosse)
24. A Sky Full of Stars (jouée une deuxième fois)
25. Up&Up


Un soirée au paradis avec les Guns N' Roses ! (Guns N' Roses – 07/07/17 – Stade de France)

 « Not in this lifetime... ». Voici ce qu'Axl Rose avait répondu à un journaliste, en 2012, à une question concernant une hypothétique reformation des Guns N' Roses. C'est en guise de clin d’œil à cette réplique d'Axl Rose que cette tournée marathon très lucrative a donc été baptisée. Pour sa seule apparition en France, le groupe avait donc choisi d'investir le Stade de France par une chaude soirée d'été. C'était donc l'occasion à ne pas manquer pour voir les Guns, non pas dans leur configuration d'origine, mais avec trois de ses membres emblématiques : Axl Rose, Slash et Duff McKagan. Les puristes pourront toujours dire qu'il manquait le guitariste Izzy Stradlin et le batteur Steven Adler, mais qu'importe ! L'organisateur du show avait prévenu, il ne fallait pas être en retard puisque le groupe avait prévu de monter sur scène à 20h pour jouer ensuite pendant près de 3h30 ! Après un décompte projeté sur écran géant avec des pistolets tirant des balles (un choix pas forcément de bon goût avec le contexte sécuritaire), le show a démarré sans retard.

On attendait du gros son, mais aussi de l'émotion, du spectacle et des classiques indémodables. Sur ces points, on n'a pas été déçu ! En plus des trois membres d'origine, on pouvait aussi compter le batteur Frank Ferrer, le claviériste Dizzy Reed, la claviériste Melissa Reese et le guitariste Richard Fortus, soit au total sept musiciens sur scène. Après quelques morceaux de chauffe, « Welcome to the Jungle » a littéralement mis le feu au public. La majorité de quadra et de quinqua n'a pas boudé son plaisir de retrouver le son de sa jeunesse tandis que les plus jeunes découvraient pour la première fois en live ce mastodonte de la scène hard rock. Si l'adage « sexe, drogue et rock'n'roll » a longtemps été affublé au groupe, on a désormais l'impression que ses trois membres d'origine semblent avoir traversé tous les excès pour aujourd'hui pouvoir assurer le show pour le plaisir de tous.

Si Axl Rose accuse forcément le poids des ans, et certainement de la chirurgie esthétique sous des traits tirés, sa voix reste inimitable avec des envolées aiguës tout bonnement exceptionnelles. Arpentant la scène de long en large et changeant de tee-shirt et de chapeau plusieurs fois, Axl Rose a fait honneur à sa réputation de show-man ! Il demeure en 2017 une véritable bête de scène et une figure du rock. Les années sont passées et certaines choses ont changé de manière positive. Plus de retard à signaler pour sa montée sur scène et le bonhomme s'est même soucié de la sécurité de son public à deux reprises, faisant notamment recommencer le morceau « Double Talkin' Jive » car certains spectateurs se sont retrouvés écrasés sur les barrières, ou plus tard en demandant à un agent de sécurité de ne pas se comporter de manière violente avec une enfant.

De son côté, Slash n'a pas démérité en faisant preuve de sa dextérité légendaire au manche de sa guitare sur de multiples solos. Tandis que Duff McKagan a également assuré le show de manière exemplaire. Les autres musiciens ont aussi été au diapason pour livre une prestation solide et carrée. On était aussi venu entendre des tubes mémorables. « Live and Let Die », « Civil War », « Sweet Child O' Mine »... On n'a pas été déçu ! Plus tard, Axl Rose, assis derrière son piano, a emmené doucement le public vers le coucher du soleil sur la mythique ballade « November Rain ». L'émotion a également été palpable sur la reprise de « Black Hole Sun » de Soundgarden, en hommage à Chris Cornell, disparu au mois de mai. Après « Knockin' on Heaven's Door » et « Nightrain », le groupe a quitté la scène une première fois.

Le rappel a démarré avec « Sorry », suivi par la sublime ballade « Patience ». La reprise d'AC/DC, « Whole Lotta Rosie », est ensuite venue enflammer le public pour une des dernières occasions de la soirée de se défouler. « Don't Cry », dans la nuit parisienne, a été reprise en chœur par tout le public. Aux premières percussions de batterie, on a enfin reconnu le morceau qui allait clôturer la soirée : « Paradise City ». Il fut l'ultime moment pour profiter de cet instant rare de profiter d'un concert de cette qualité, assuré d'une main de maître par des légendes du rock. On pourra simplement regretter un manque de communication avec le public. Mais ce léger bémol ne viendra pas grandement entacher une soirée quasiment parfaite pour tous les fans du groupe. Sans nul doute, les Guns N' Roses ont bel et bien prouvé qu'ils étaient bien vivants ! Avant de savoir si cette reformation était purement mercantile ou si un nouvel album verra le jour, laissons-nous encore profiter des souvenirs d'une soirée gravée dans notre mémoire pour de longues années encore...

Setlist

1. It's So Easy
2. Mr. Brownstone
3. Chinese Democracy
4. Welcome to the Jungle
5. Double Talkin' Jive
6. Better
7. Estranged
8. Live and Let Die (reprise des Wings)
9. Rocket Queen
10. You Could Be Mine
11. New Rose (reprise de The Damned)
12. This I Love
13. Civil War
14. Yesterdays
15. Coma
16. Slash Guitar Solo
17. Speak Softly Love (thème du Parrain de Nino Rota)
18. Sweet Child O' Mine
19. My Michelle
20. Wish You Were Here (reprise de Pink Floyd)
21. November Rain
22. Black Hole Sun (reprise de Soundgarden)
23. Knockin' on Heaven's Door (reprise de Bob Dylan)
24. Nightrain

Rappel

25. Sorry
26. Patience
27. Whole Lotta Rosie (reprise d'AC/DC)
28. Don't Cry
29. The Seeker (reprise des Who)
30. Paradise City

mercredi 26 juillet 2017

Totalement fous des Foo Fighters ! (Foo Fighters - 03/07/17 - AccorHotels Arena)

Dire que j'étais impatient de pouvoir assister à mon premier concert des Foo Fighters est un doux euphémisme. Après avoir raté le passage du groupe à Rock en Seine en 2011, l'annonce d'un passage à Bercy en novembre 2015 m'avait fortement réjoui. Après les événements dramatiques que nous connaissons tous, la formation américaine avait choisi de reporter sa date en promettant de revenir rapidement. C'est chose faite donc avec ce concert du 3 juillet 2017, face à un Bercy plein à craquer. Plusieurs questions me venaient en tête alors que la date approchait... Dave Grohl allait-il apparaître comme ce mec ultra cool, généreux avec le public, tout en étant une icône du rock ? Serais-je déçu par la prestation du groupe qui joue aux quatre coins du globe en tête d'affiche ? Voici les réponses à ces interrogations !

Autant briser le suspense d'entrée de jeu et tant pis si vous ne lisez pas ce texte jusqu'au bout ! Ce concert des Foo Fighters est tout bonnement l'un des meilleurs auxquels j'ai pu assister de ma vie ! 2h30 de rock pur jus. Des gars qui jouent sans se poser de questions, pour le plaisir. Pas de fioritures, du son comme on l'aime. J'apporterai juste un bémol, qui m'a un peu gâché le concert au début. Nous étions placés en gradin et nous nous sommes levés lors de l'entrée sur scène du groupe. En deux secondes top chrono, deux personnes assises deux rangs derrière moi m'ont demandé de me rasseoir car elles ne voyaient plus rien. Nous sommes donc restés assis tout le set sauf à la fin. J'ai vu d'autres personnes en allant quasiment aux mains pour une situation identique à la nôtre... Bonne ambiance... Bref !

Dave Grohl est donc arrivé, seul sur scène, pour annoncer le programme de la soirée : des anciens morceaux et des nouveaux, des surprises, une intention de ne pas toujours suivre la setlist. Faisant référence aux attentats, il a parlé plusieurs minutes avant d'entonner seul « Times Like These ». Les paroles « It's time like these you learn to live again » ont eu à ce moment une résonance toute particulière... Le reste du groupe est alors entré sur scène pour poursuivre le titre. Il a rapidement enchaîné avec « All My Life » et « Learn to Fly », histoire de mettre tout le monde K.O et de lancer la soirée sur des bases dantesques. Après « Something From Nothing », « The Pretender » a ensuite continué de faire grimper la température. « Peut-on avoir encore plus chaud ce soir ? », à lancé Dave Grohl avec humour.

L'humour aura en effet été aussi l'une des constantes de la soirée avec notamment la phrase « C'est la vie mon chéri », que Dave Grohl a dit à plusieurs reprises, expliquant qu'il s'agissait des quelques mots qu'il connaissait en français ! Derrière son statut de rock star, il n'a pas oublié de rendre hommage à son groupe lors d'un long medley où chacun a eu son petit moment de gloire. Ce fut l'occasion de voir à quel point Taylor Hawkins était un sacré batteur, certainement parmi les meilleurs du monde. Après « Walk », « These Days » et « My Hero », nous avons pu découvrir pour la première fois en live le morceau « Dirty Water », qui laisse présager du bon pour le nouvel album du groupe prévu à la rentrée. « Skin and Bones » est ensuite venu apporter un peu de douceur avec un passage étonnant à l'accordéon. Puis « Run », également extrait du nouvel album à venir, est venu montrer que le groupe avait toujours cette maestria pour concocter des titres aux multiples visages, commençant plutôt tranquillement pour finir en totale furie rock.


Après « Arlandria », nous avons eu droit à « Rope », alors que visiblement le titre n'était pas prévu sur la setlist à l'origine, ou en tout cas c'est ce que ce diable de Dave Grohl a réussi à nous faire croire ! Lentement mais sûrement, le concert allait toucher à sa fin. C'est à ce moment qu'est arrivé « Monkey Wrench » puis le cultissime « Best of You » dont les « whooooo, oh oooooh... » nous donne encore aujourd'hui des frissons juste en y repensant. Juste après, Dave Grohl a indiqué que ce n'était pas le genre de la maison de céder à la tradition du rappel et donc sans transition « Everlong » a clôturé cette immense soirée rock de 2h30 de façon magistrale ! Pas de doute, les Foo Fighters sont un monument du rock et il est indispensable d'assister à l'un de leurs concerts. Vivement leur retour. What a fuckin' rock night !

Setlist

1. Times Like These (Dave seul puis rejoint par le groupe)
2. All My Life
3. Learn to Fly
4. Something From Nothing
5. The Pretender
6. Eruption / Solo clavier / Heart of the Sunrise / School's Out (Van Halen / Yes / Alice Cooper extraits pendant la présentation du groupe)
7. Cold Day in the Sun
8. Congregation
9. Walk
10. These Days
11. My Hero
12. Dirty Water (première fois en live)
13. Skin and Bones
14. Run
15. This Is a Call
16. Arlandria
17. Rope
18. Wheels (version lente)
19. Monkey Wrench
20. Best of You
21. Everlong

Rancid et Green Day pour terminer ! (Download Festival - 11/06/17 - Brétigny-sur-Orge)


Après Blink-182 et Linkin Park le vendredi, nous avions choisi de nous rendre au Download Festival le dimanche, principalement pour revoir Green Day, après leur date à Bercy en février. Mais avant d'assister à ce qui était le plat de résistance de notre soirée, nous avons profité de la prestation de Rancid. Les vétérans du punk rock étaient visiblement contents de partager leur set avec le public lors d'une petite heure. Emmené par Tim Armstrong. Le combo américain assurait une tournée des festivals à l'occasion de la sortie de leur nouvel album « Trouble Maker ». Depuis près de 25 ans sur les routes, le groupe n'a rien perdu de son énergie et tient la dragée haute à des formations bien plus jeunes !

Enchaînés rapidement dans la plus pure tradition du genre punk rock, les titres ont fait naître des pogos endiablés dans le public, venu spécialement profiter de la fête. Une bien belle prestation, généreuse et pleine de communion avec les fans : Rancid aura fait plus que de servir d'apéritif à ceux venus voir Green Day, qui étaient déjà présents en masse parmi les spectateurs. Car on parle bien là d'une légende de la scène punk rock, qui a inspiré bon nombre de formation, dont Green Day ! Visiblement heureux de profiter de ce moment avec le public français, Rancid a promis de revenir prochainement, juste après avoir balancé ses titres phares « Fall Back Down », « Time Bomb » et « Ruby Soho ». 









Setlist

1. Radio
2. Roots Radicals
3. Journey to the End of the East Bay
4. Maxwell Murder
5. The 11th Hour
6. Nihilism
7. East Bay Night
8. Dead Bodies
9. Ghost of Chance
10. Telegraph Avenue
11. Old Friend
12. Where I'm Going
13. Olympia WA
14. It's Quite Alright
15. Buddy (Live debut)
16. Fall Back Down
17. Time Bomb
18. Ruby Soho

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21h et les premières notes de « Bohemian Rhapsody » de Queen retentissent et sont reprises en chœur par le public. Pas de doute, l'arrivée de Green Day est imminente. Sur « Blitzkrieg Bop » des Ramones, le fameux lapin rose est venu mettre l'ambiance sur la scène comme il est de coutume avec Green Day. Billie Joe Armstrong, Mike Dirnt, Tré Cool et leurs acolytes sont arrivés sur scène au son de la bande originale du célèbre western « Le Bon, la Brute et le Truand », composée par Ennio Morricone. Le set a démarré sur « Know Your Enemy » et la machine Green Day, véritable rouleau compresseur, est déjà en marche. Entre les « hé ooooh » de Billie Joe, les envois de tee-shirts dans le public avec un pistolet canon, les flammes, les feux d'artifice ou encore l'arrosage au jet d'eau du premier rang, le spectacle est total !

Réduire Green Day a un groupe seulement fait pour amuser la galerie, telle une immense fête foraine ambulante, serait bien évidemment réducteur. Depuis maintenant trente ans, la formation punk rock trace sa route et se place comme l'une des références de cette scène. Pas vraiment de surprise pour ce concert pour ceux qui étaient présents à Bercy en février, mais bouder notre plaisir aurait été dommage ! Après « Bang Bang » et « Revolution Radio », pas le temps de souffler que « Holiday » est venu mettre le feu au public. « Letterbomb », morceau pas forcément joué par le groupe en live, fait plaisir à attendre. Bille Joe a ensuite demandé au public d'arrêter de filmer le concert avec son téléphone portable pour profiter de « Boulevard of Broken Dreams » comme il se doit. Sur « Longview », une jeune femme a été invitée à monter sur scène pour chanter et a littéralement mis le feu avec son énergie débordante ! « 2000 Light Years Away » est plus tard venu ravir les fans de la première heure avec ce morceau moins célèbre mais non moins apprécié.

Après « When I Come Around », « Minority » et « St. Jimmy », le groupe a fait monter sur scène un jeune homme pour jouer de la guitare sur « Knowledge », reprise du groupe Operation Ivy. Ce dernier, peu à l'aise avec l'instrument, a hérité d'un tambourin tandis qu'une deuxième personne est montée pour cette fois réussir à jouer convenablement de la guitare. Comble de l'histoire, c'est le préposé au tambourin qui est reparti avec la guitare offerte par Billie Joe, sous les yeux incrédules de celui qui avait fait le show à la guitare ! Tout à coup, « Basket Case » est venu mettre tout le monde d'accord et ravir les nostalgiques de l'époque « Dookie ». Le moment « King for a Day », toujours aussi fou fou, a vu le groupe s'amuser avec des chapeaux et chaque membre faire un petit solo avec son instrument. Après ce show dans le show, le traditionnel medley avec notamment « Shout », « (I Can't Get No) Satisfaction » et « Hey Jude » s'est clôturé sur un discours, à terre, de Billie Joe sur la nécessité de changer le monde grâce au rock et de tous s'unir dans ces temps troubles.



On a beau savoir qu'un concert de Green Day dure 2h30 et qu'on pense avoir le temps de profiter tranquillement du set, il arrive un moment où sa fin commence à pointer le bout de son nez. « Still Breathing » et « Forever Now » ont marqué la première sortie de scène du groupe qui est ensuite revenu asséner « American Idiot » puis son mythique « Jesus of Suburbia », étiré sur près de dix minutes : en quelque sorte son « Bohemian Rhapsody » à lui ! Puis le temps du second rappel est arrivé avec Billie Joe, seul sur scène, pour interpréter « Ordinary World » puis « Good Riddance (Time of Your Life) ». Une façon de finir, toujours, sur une note calme et d'émotion les concerts de Green Day. Le groupe est ensuite venu, au complet, saluer la foule, en guise de dernier au revoir de cette belle soirée. Comme toujours avec Green Day, on peut vraiment dire qu'on aura vécu le moment de notre vie... En attendant leur prochain concert !

Setlist

1. Know Your Enemy
2. Bang Bang
3. Revolution Radio
4. Holiday
5. Letterbomb
6. Boulevard of Broken Dreams
7. Longview
8. Youngblood
9. 2000 Light Years Away
10. Hitchin' a Ride
11. When I Come Around
12. Minority
13. Are We the Waiting
14. St. Jimmy
15. Knowledge (reprise du groupe Operation Ivy)
16. Basket Case
17. She
18.King for a Day (avec extrait de « Careless Whisper »)
19. Shout / Always Look on the Bright Side of Life / (I Can't Get No) Satisfaction / Hey Jude
20. Still Breathing
21. Forever Now

Rappel 1
22. American Idiot
23. Jesus of Suburbia

Rappel 2
24. Ordinary World
25. Good Riddance (Time of Your Life)



Crédits photographiques

Alexandre Fumeron : www.afterdepth.com
Nicko Guihal : www.nickoguihal.fr

mardi 27 juin 2017

Blink-182 et Linkin Park pour démarrer ! (Download Festival - 09/06/17 - Brétigny-sur-Orge)


C'est donc le Download Festival, pour sa deuxième édition française, qui a accueilli Blink-182 avec Matt Skiba au chant et à la guitare, suite au départ avec fracas de Tom Delonge il y a quelques années. Revenus avec l'album « California », qui a marqué un retour aux sources pop punk avec des titres catchy, le trio américain était attendu de pied ferme par ses fans. On ne va pas se mentir et la question brûlait bien évidemment les lèvres de tous les fans... Qu'aller donner Blink-182 sans la voix caractéristique de son ancien chanteur ? Matt Skiba allait-il réussir à endosser cette lourde responsabilité ? Arrivera-t-il à s'intégrer au live et interpréter les anciens morceaux du groupe avec son propre style ? Après avoir pu juger en vidéo, le public français a désormais vu en live ce que ça pouvait donner.... En tant que fans depuis de longues années, nous étions très impatients nous aussi !


19h15. C'est au son du générique de « Stranger Things » que le groupe est entré sur scène pour entamer tambour battant avec « Feeling This ». Sous ce beau soleil parisien, c'est un peu un parfum de Californie qui est venu flotter sur la base aérienne du Download Festival. En effet, c'était assez inhabituel, et pas désagréable du tout, d'avoir vu Blink-182 jouer de jour. Seul petit bémol : nous n'avons pas pu profiter des projections sur les écrans sous la batterie de Travis Barker. Mais revenons au show. Travis Barker, comme à l'accoutumée, a été tout simplement monstrueux, et il est toujours aussi bon de suivre le batteur lors d'un morceau pour voir à quel point il excelle dans son art. Mark Hoppus, toujours aussi sympathique et souriant, a arpenté la scène de bout en bout et a beaucoup échangé avec le public, faisant notamment preuve d'humour en parlant un peu en français (« Je vais à la plage avec un stylo », « Où la bibliothèque ? »).


Quant à Matt Skiba, on peut dire qu'il fait le boulot plus que bien. S'il a fallu un titre ou deux pour s'habituer à cette nouvelle voix pour Blink, on a remarqué qu'il chantait davantage que Tom Delonge (ce dernier avait tendance à couper les phrases pour mieux les chanter) et il s'est bien intégré au groupe. Mark Hoppus lui laisse prendre sa place et il devrait encore plus être à l'aise au fil du temps. Ce nouveau trio semble être heureux sur scène et ne se cantonne pas qu'à un groupe jouant ses titres en forme de best of jusqu'à l’écœurement. Si bien sûr tous les tubes étaient là (« The Rock Show », « What's My Age Again ? », « First Date », « I Miss You », « Always », « All the Small Things »), nous avons pu découvrir le nouvel album en live et les fans ont fait un excellent accueil à ses titres. Ce fut un plaisir de profiter de « Cynical », « Bored to Death », « She's Out of Her Mind », « Sober » ou encore « Los Angeles », après avoir écouté maintes et maintes fois ces morceaux en version studio. 

Comme de coutume, c'est sur « Dammit » et une pluie de confettis que Blink a terminé son set. Une petite surprise attendait encore le public puisque après avoir vu Mark Hoppus revenir sur scène avec un masque de Stormtrooper, le fils de Travis Barker est venu montrer qu'il était bien le digne fils de son père en jouant de la batterie ! En résumé : un excellent concert et une alchimie retrouvée (si on considère qu'elle était un peu partie sur les derniers concerts avec Tom Delonge), un bonne intégration de Matt Skiba et une forte envie de pouvoir applaudir le groupe pour un concert en salle afin de profiter d'un set plus conséquent. Car si 1h10 de set et 22 morceaux, c'est déjà bon, on aurait bien aimé une petite rallonge. Quand on aime, on ne compte pas ! Blink-182 semble parti pour une nouvelle ère, faite de sortie d'albums et de tournées. On croise donc les doigts pour une prochaine date en France sans avoir à attendre plusieurs longues années !


Setlist

1. Feeling This
2. The Rock Show
3. Cynical
4. Anthem Part Two
5. What's My Age Again?
6. First Date
7. Bored to Death
8. Built This Pool
9. Down
10. I Miss You
11. Dumpweed
12. Reckless Abandon
13. She's Out of Her Mind
14. Always
15. Violence
16. Sober
17. Family Reunion
18. Dysentery Gary
19. Los Angeles
20. All the Small Things
21. Brohemian Rhapsody
22. Dammit

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Après Blink et une pause repas, nous étions curieux de pouvoir découvrir pour la première fois en live Linkin Park. Pas vraiment fans mais connaisseurs surtout de l'époque « Hybrid Theory » et « Meteora », nous avions un peu suivi les récentes polémiques sur le virage pop amorcé avec le nouvel album « One More Light », que nous n'avons d'ailleurs pas apprécié. Le groupe allait-il céder à la vindicte populaire et adapter son set dans un festival estampillé rock et metal ou bien ne pas se décourager et mettre en avant son dernier opus ? En se basant sur les setlists avant ce show, il semblerait que la tendance allait être plutôt la deuxième option. Alors que le public s'amassait petit à petit devant la grande scène, c'est aux alentours de 21h45 que Linkin Park a lancé les hostilités.


Avec un Mike Shinoda derrière un clavier orné d'un drapeau français, le groupe n'a pas manqué de montrer son attachement à ses fans hexagonaux. Le concert a débuté, en douceur, par « Talking to Myself », tiré de « One More Light », et on a alors découvert Linkin Park dans un registre pop. Il faut bien avouer que nous n'étions pas là pour ça. Alors c'est avec plaisir que l'on a retrouvé rapidement « Burn It Down » ou encore « One Stop Closer ». Au micro, Chester Bennington a été impeccable, qu'il assure des parties vocales claires ou plus criées. C'est bien simple, on se demande comment il fait pour ne pas égratigner son organe lors de ses démonstrations vocales ! Mike Shinoda n'est pas en reste lorsqu'il chante, rappe, joue de la guitare ou encore du clavier. Les deux figures de Linkin Park sont réellement complémentaires et de grands artistes.


Il a fallu bien bien reconnaître une chose. Lorsque le groupe a joué les titres du nouvel album, on a senti une baisse d'attention au sein du public et le concert a perdu en rythme. « Good Goodbye » et « Battle Symphony » en sont les parfaits exemples. Puis la magie a réopéré lorsque surviennent « New Divide » ou encore « Breaking the Habit ». On pourra également reprocher peu de communication avec le public. Gros show calibré et son impeccable, Linkin Park ne s'embarrasse pas des détails et peut paraître un groupe un peu froid. Nous avons préféré la deuxième partie du set, qui a fait la part belle aux titres les plus nerveux du répertoire du groupe comme « Somewhere I Belong », « What I've Done », « In the End » ou encore « Faint ». Que dire de l'enchaînement final avec notamment « Numb » et « Bleed It Out » ? Tout simplement grandiose ! Que cela plaise ou non aux fans des débuts, Linkin Park assume totalement son évolution, et propose à la fois des titres pop au beau milieu de ses morceaux les plus rock et metal. Si l'équilibre est parfois précaire et tend à plomber, selon nous, le set, il s'agit d'un groupe impressionnant sur scène qu'il faut avoir vu une fois dans sa vie quand on aime le rock ! Ce n'est pas pour rien que Linkin Park est en tête d'affiche des plus grands festivals aux quatre coins du globe, certainement pour de longues années encore...




Setlist

1. Talking to Myself
2. Burn It Down
3. The Catalyst
4. Wastelands
5. One Step Closer
6. Castle of Glas
7. Good Goodbye
8. Lost in the Echo
9. Battle Symphony
10. New Divide
11. Invisible
12. Waiting for the End
13. Breaking the Habit
14. One More Light
15. Crawling
16. Leave Out All the Rest
17. Somewhere I Belong
18. What I've Done
19. In the End
20. Faint
21. Numb
22. Heavy
23. Papercut
24. Bleed It Out



Crédits photographiques
Alexandre Fumeron : www.afterdepth.com
Nicko Guihal : www.nickoguihal.fr

mercredi 21 juin 2017

"LOOV" - Mat Bastard : le meilleur album rock français de l'année ?

Vous pensiez que le rock français était fini ? Faux ! Mat Bastard, via ses projets passés Carving et Skip the Use, l'avait démontré avec brio. Après l'annonce il y a quelques mois de la fin de Skip The Use - ses quatre anciens membres ont lancé de leur côté le groupe The NoFace - le bondissant Lillois avait indiqué qu'il travaillait sur son premier disque solo, depuis les États-Unis où il est parti s'installer avec femme et enfants. De l'autre côté de l'Atlantique, il s'est mué en producteur dans son studio et a réalisé des collaborations pour d'autres artistes. Mais à un moment, l'envie était trop de revenir à l'écriture. C'est un fait, Mat Bastard avait encore des choses à dire et mots à coucher sur le papier et à mettre en musique. C'est ainsi qu'est né « LOOV » (Love Each Other To The Death), le fruit de son premier travail en solo. Enfin solo pas tant que ça, puisqu'il a embarqué dans l'aventure ses vieux potes de Carving, qu'il connaît depuis l'adolescence, fans eux aussi des Clash, des Ramones, de NOFX, de Rancid ou encore des Béruriers Noirs.

L'essai est-il transformé ? La barre avait-elle été mise un peu trop haut avec Skip the Use ? Après l'écoute du premier single « More Than Friends », aux sonorités pop électro, on aurait pu craindre un virage musical éloigné des racines rock de son auteur. Mais dès l'écoute du morceau d'ouverture « Wild », on revient en terrain connu et on sait de suite que Mat Bastard nous a concocté un grand disque rock, et certainement le meilleur disque de rock français de cette année 2017 pour le moment. Avec ce trublion, on sait bien que le mélange des genres est toujours synonyme d'un cocktail détonnant. « Shift the Control » est une véritable machine à danser tandis que « Grave Of Broken Dreams » balance des sonorités reggae. « Rosemary » nous envoie directement dans un univers rock des années 50. Plus loin, « Honestly » a tout de l'hymne pop à reprendre en chœur sur scène alors que « Dark Light » se délecte comme un siroterait un bon cocktail en terrasse un soir d'été avec une légère brise rafraîchissante. 

 Ce métissage, ce mélange des genres et ces influences musicales diverses ont notamment mené Mat Bastard à enregistrer des titres du disque dans le studio du célèbre rappeur américain Dr Dre, un endroit où des guitares électriques n'avaient certainement pas pénétré depuis un long moment ! Sur cet album, Mat Bastard avait bien évidemment l'intention de parler de sujets forts qui lui tiennent à cœur. Seul morceau en français, le rock énervé de « Vivre mieux » évoque notamment l'affaire Théo, la société actuelle parfois anxiogène et la manipulation politique et des médias. N'allez pas croire que le tableau dépeint est totalement noir ! Avec « Stand As One », qui a tout du tube en puissance à la « Ghost », Mat Bastard nous pousse à nous unir, tous ensemble, comme un seul homme, comme un seul être, un message qu'il porte depuis de longues années lors des ses prestations scéniques toujours mémorables, véritables moments de communion et de fête entre le public et l'artiste.

« Shout » est une autre pépite rock qui devrait facilement faire sauter les foules lors de la tournée des festivals et des dates qui devraient suivre à l'automne et l'an prochain. D'autres thématiques fortes sont traitées comme la féminité sur « Girls » ou encore la dépression avec « Tamachute ». Sur « Stay Close To Me », on retrouve encore un Mat Bastard rock et bondissant rappelant quelque part les sonorités de Skip the Use. Au moment de faire le bilan de cet album, que retenir ? Tel un tour dans un grand huit ou encore dans une machine à laver en mode essorage maximum, on ressort ébouriffé par ces 14 titres qui sont autant d'univers à découvrir. À 11 ans, Mat Bastard allait au collège habillé comme le chanteur d'Iron Maiden. À 12 ans, il montait le groupe Carving et à 14 ans il jouait au festival de Dour. Aujourd'hui, il est encore là et prouve qu'il a toujours cru en lui. Sincère et honnête, le punk est parti pour s'installer durablement, en famille, avec ses potes, fidèles de la première heure. Pas de doute, the Bastard is Back ! 


Tracklist
1. Wild
2. Shift The Control
3. Grave Of Broken Dreams
4. Rosemary
5. Honestly
6. More Than Friends
7. Dark Light
8. Vivre mieux
9. Shout
10. Stand As One
11. Girls
12. No Remedy
13. Stay Close To Me
14. Tamachute

La sélection de Rock'n'Live
Wild, Shift The Control, Rosemary, Stand As One, Stay Close To Me

mardi 20 juin 2017

Good Charlotte : comme au bon vieux temps ! (Good Charlotte - 07/06/17 - Bataclan)



 Le 1er février 2011, Good Charlotte donnait son dernier concert en France, au Bataclan, avant de marquer une pause musicale et de laisser les frères jumeaux Benji et Joel Madden s'adonner au périlleux exercice d'une carrière solo. Après ce projet au succès peu retentissant, Good Charlotte a décidé de se retrouver pour sortir un album, « Youth Authority », marquant un retour aux sources pop punk. Après une tournée aux États-Unis, c'est en Europe que Good Charlotte s'est envolé en ce mois de juin. Petit événement en quelques jours à peine : le public français aura au l'occasion de pouvoir applaudir Simple Plan au Bataclan, Good Charlotte, Blink-182 et Green Day au Download Festival : tout simplement quelques-unes des formations considérées comme la fine fleur du genre pop punk depuis plusieurs décennies !


Mais revenons à nos moutons et à Good Charlotte. Dès 18h, la queue sur le trottoir amenant au Bataclan était déjà bien fournie, preuve que les fans étaient au rendez-vous ! Pour cette date, l'attente avant de pouvoir applaudir le groupe américain sera longue puisque pas moins de trois groupes étaient programmés avant. Good Charlotte aurait-il rempli la salle sans les présences d'Issues, de State Champs et de Sleeping With Sirens ? Nous on pense clairement que oui ! Le groupe a peut-être souhaité voir s'il était toujours aussi populaire après quelques années d'absence avec cette copieuse affiche, qui a permis d'attirer d'autre fans et de faire découvrir des groupes. Ce fut tout d'abord à Issues de lancer les hostilités avec un chanteur assurant les parties claires du chant, tandis que l'autre était chargé du scream. L'accueil a été plutôt timide, malgré quelques fans présents. L'ambiance a été tout autre avec l'arrivée de State Champs, qui a réussi à soulever la fosse avec son énergie et ses compositions pop punk ultra efficaces. Le groupe a su jouer avec le public et se faire connaître des autres comme la relève de cette scène, dans la lignée de formations comme Neck Deep.


Avant Good Charlotte, le dernier groupe à se produire fut Sleeping With Sirens. Si son chanteur, avec sa voix aiguë caractéristique, a fait preuve de générosité, seuls les fans ont semblé apprécier le set, tandis que la majorité du public piaffait d'impatience pour retrouver Good Charlotte. Aux alentours de 21h30, la formation tête d'affiche du soir a enfin investi la scène et la fosse, en ébullition, s'est immédiatement mise à danser, chanter et à pogoter pour faire un accueil digne de ce nom à ses chouchous. En effet, dès « The Anthem », le public a su fêter comme il se doit Good Charlotte. Le son et l'ambiance pop punk du début des années 2000 étaientt bien là et « Girls & Boys », puis « Riot Girl » ont parfaitement su le prouver. Joel et Benji Madden n'auront pas arrêté de remercier le public français pour sa fidélité tout au long de sa carrière et leur avoir permis de réaliser leur rêve en pouvant venir jouer en dehors de leur pays d'origine.



Parfois la nostalgie, telle une madeleine de Proust, peut enjoliver une prestation et faire passer outre les quelques défauts observés. Ce soir, on peut dire que le poids des ans s'est fait quelque peu sentir sur un groupe, certes heureux de se produire sur scène, mais un peu moins énergique et mobile sur scène que lors de son dernier passage six ans plus tôt. Mais peu importe car le plaisir partagé était là ! Après « Life Changes », tiré du nouvel album, « Hold On » ou encore « Little Things » ont rappelé la belle époque où Good Charlotte était dans les écouteurs de tous. Lentement mais sûrement, la setlist se déroulait pour arriver à un enchaînement de folie : « The River », « Dance Floor Anthem », « I Just Wanna Live » et « Lifestyles of the Rich & Famous » pour terminer en apothéose. Deuxième petit bémol : une heure de set au total, soit 15 morceaux, en forme de best of, ceci étant du certainement au fait que trois groupes jouaient avant (nous avions eu droit à 1h30 de set et 21 titres joués en 2011). Espérons un retour prochainement avec cette fois-ci un set plus conséquent. Vu l'accueil fait par le public à Good Charlotte et leur plaisir d'être là, on peut légitimement y croire !


Setlist

1. The Anthem
2. The Story of My Old Man
3. My Bloody Valentine
4. Girls & Boys
5. Riot Girl
6. Life Changes
7. Predictable
8. Hold On
9. Makeshift Love
10. Little Things
11. The Young and the Hopeless
12. The River
13. Dance Floor Anthem
14. I Just Wanna Live

15. Lifestyles of the Rich & Famous

Crédits photographiques : Mathilde Miossec (http://mathildemphoto.com).

Nous tenons aussi à remercier Ninon d'Alternative Live.