dimanche 29 octobre 2017

Weezer, le bon air de la Californie à Paris ! (Weezer - 19/10/17 - Olympia)

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Weezer Rock Olympia Paris Live Rock'n'Live Marie Le Bannier Show Rivers Cuomo Pacific Daydream Beverly Hills Hash Pipe Buddy Holly Pinkerton Dire que le passage de Weezer était attendu par les fans du groupe, et nous-même par la même occasion, est un doux euphémisme. En effet, la formation de Rivers Cuomo n'était pas venue se produire en France depuis 2005 ! Après 12 ans d'attente, certains fans avaient d’ailleurs du mal à se rendre compte qu'ils allaient bien applaudir Weezer ce soir, à l'Olympia, et pourtant c'était bel et bien vrai. Weezer avait choisi l'Olympia à l'occasion de sa tournée calée quelques jours avant la sortie de son nouvel album « Pacific Daydream ». Alors il ne manquait plus qu'à se placer et à attendre l'arrivée de Rivers Cuomo et sa bande, une question nous brûlait alors les lèvres... La déception serait-elle au rendez-vous après tant d'attente ? Le groupe allait-il préparer quelque chose de spécial pour le public français? Réponse dans les lignes qui suivent avec notre retour sur notre premier concert de Weezer en tant que spectateur.



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21h pétantes et c'est avec « El Scorcho » que Weezer a démarré son show. Une petite surprise fort appréciée par les fans car sur les autres dates, ce n'était pas ce titre qui ouvrait le set. Le public est déjà chauffé à bloc. Du côté du groupe, tout est nickel. Passons tout de suite sur l'unique déception de la soirée : le groupe a été peu bavard et il aura fallu attendre le sixième titre pour entendre quelques mots sortir de la bouche de Rivers Cuomo, mais visiblement c'est une constante avec le groupe. Un peu geek et à la cool, Weezer a profité de son set pour présenter son nouvel album « Pacific Daydream » avec les morceaux « Weekend Woman », « Happy Hour » et « Feels Like Summer », fleurant bon les plages ensoleillées de Californie. On a aussi eu droit à « California Kids » et « Thank God for Girls », tirés du « White Album », paru en 2016. 






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Mais là où Weezer était attendu, c'était bien sûr pour nous asséner ses plus grands tubes et sur ce point-là, nous n'avons pas été déçus ! Jugez plutôt : « Surf Wax America » et « The Good Life » en début de set, « Pork and Beans » puis « My Name Is Jonas » rapidement après : l'entame du concert de Weezer a été parfaite pour mettre tout le public dans sa poche. Les membres du groupe, bien en place, n'ont pas hésité à jouer entre eux en se plaçant autour du batteur, ou bien dos à dos lors de certains morceaux. Parfois un peu dans son monde, Rivers Cuomo a esquissé des petits pas de danse, renforçant un peu plus cette impression de musicien totalement pris par son art. Car on ne peut que saluer la manière dont le groupe aura interprété ses titres, avec un amour du geste propre et sans aucune fausse note. De plus, le temps ne semble avoir aucune emprise sur Rivers Cuomo, qui semble avoir toujours 30 ans !






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Weezer Rock Olympia Paris Live Rock'n'Live Marie Le Bannier Show Rivers Cuomo Pacific Daydream Beverly Hills Hash Pipe Buddy Holly PinkertonDeux petites sucreries ont été au programme : des reprise de « Hey Ya! » d'OutKast et de « I Took a Pill in Ibiza » de Mike Posner, prouvant que Weezer sait s'amuser avec la musique et briser les codes des rockeurs endormis sur leurs lauriers. Alors que le concert touchait petit à petit à son terme, l'enchaînement « Buddy Holly », « Hash Pipe » et « Beverly Hills » a mis la fosse en fusion et ramené beaucoup de fans quelques années en arrière. Son plus gros tube, « Island in the Sun », qui aura fait connaître Weezer au très grand public, est arrivé juste avant le rappel. « Say It Ain't So » a clôturé la soirée de fort belle manière. Après 1h30 de show, il était temps de dire au revoir à Weezer. Espérons maintenant, pour ses fans, qu'il ne faudra pas attendre encore 12 ans pour les revoir en France et que le formidable accueil qui leur a été réservé leur donnera envie de revenir très vite. On croise les doigts ! 




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Setlist

1. El Scorcho
2. Surf Wax America
3. The Good Life
4. California Kids
5. Perfect Situation
6. (If You're Wondering If I Want You To) I Want You To
7. Pork and Beans
8. Weekend Woman
9. My Name Is Jonas
10. Thank God for Girls
11. Happy Hour
12. A Ballad for the Fallen Soldier
13. Hey Ya! (reprise d'OutKast)
14. Undone - The Sweater Song
15. Buddy Holly
16. Hash Pipe
17. Beverly Hills
18. Feels Like Summer
19. I Took a Pill in Ibiza (reprise de Mike Posner)
20. Island in the Sun

Rappel

21. Say It Ain't So

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dimanche 22 octobre 2017

Neck Deep : des mots pour soigner les maux (Neck Deep – 18/10/17 – Petit Bain)

Neck Deep Paris Petit Bain Punk Rock Pop Punk Concert Show Rock Live Rock'n'Live Marie Le Bannier Kali Ma


Neck Deep Paris Petit Bain Punk Rock Pop Punk Concert Show Rock Live Rock'n'Live Marie Le Bannier Kali MaC'est une grosse soirée pop punk au Petit Bain, avec un plateau de choix composé de Blood Youth, Real Friends, As It Is et Neck Deep, qu'Alternative Live proposait en cette soirée d'automne aux allures estivales ! Arrivés pour le set d'As It Is, nous avons bien apprécié la prestation du quatuor, l'une des révélations de l'écurie Fearless Records. Bon nombre de fans étaient notamment présents pour l'applaudir et ont repris en chœur l'intégralité des morceaux présentés lors d'un set énergique d'un peu plus de trente minutes. Nul doute qu'As It Is devrait prendre de plus en plus d'ampleur et pourrait peut-être revenir en tête d'affiche lors d'une prochaine date.


Neck Deep Paris Petit Bain Punk Rock Pop Punk Concert Show Rock Live Rock'n'Live Marie Le Bannier Kali MaAvant d'annoncer Neck Deep, un membre du staff a fait un petit discours sur la dépression et la nécessité de parler lorsqu'on se sent mal, invitant ensuite les fans à venir sur un stand de merchandising dont les ventes sont reversées à une association. Depuis le suicide de Chester Bennington de Linkin Park, de nombreux groupes s'engagent ainsi pour venir en aide aux personnes souffrant de dépression. Aux alentours de 21h50, Neck Deep est arrivé sur scène face un public déjà bouillant. En toile de fond, un décor plantait l'atmosphère aux couleurs de son nouvel album « The Peace And The Panic », qui a été largement mis à l'honneur lors d'un set d'un peu plus d'une heure. 



Neck Deep Paris Petit Bain Punk Rock Pop Punk Concert Show Rock Live Rock'n'Live Marie Le Bannier Kali Ma

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C'est sur « Happy Judgement Day » que Neck Deep a lancé les hostilités, faisant tanguer la péniche du Petit Bain alors que des fans lançaient les premiers pogos. Après le récent incident qui avait eu lieu avec les agents de sécurité dans une salle en Angleterre et qui avait mené le groupe à annuler son show, Neck Deep a rappelé combien il était heureux de jouer devant des fans, sans barrières. C'est bien simple, tout au long du show, des fans ont pu monter sur scène et slammer dans la foule, sous l'oeil bienveillant du groupe. Le chanteur Ben Barlow a même plusieurs fois aidé des fans à monter sur scène. Tatoué sur tout le torse, casque vissé sur la tête, il aura bondi sur scène pendant tout le set et affiché une belle communion avec le public.

Neck Deep Paris Petit Bain Punk Rock Pop Punk Concert Show Rock Live Rock'n'Live Marie Le Bannier Kali MaAprès « Lime St. » et « Gold Steps », « Motion Sickness » et « Parachute » ont continué de mettre en avant le nouvel album. « Kali Ma » a continué de maintenir une ambiance de feu dans une salle où l'échange entre le groupe et ses fans a été total de bout en bout. Sur « Don't Wait », un membre du staff est venu screamer lors du la fin du morceau, preuve en est une fois encore que le partage était à l'ordre du jour lors de cette soirée. Après « In Bloom », c'est « December », en version électrique, qui est venu déchaîner le public. Après tant de débauche d'énergie, une pause acoustique a été proposée. Ben Barlow a rappelé que lui et son bassiste avaient perdu des proches l'an dernier (notamment leur père) et que la musique était la meilleure des thérapies, au contraire de « toutes ces saloperies de drogues ». « Wish You Were Here » et « A Part of Me » ont ponctué ce moment intense et cher au groupe lors d'un beau moment de communion avec le public. 

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Le temps du rappel est ensuite arrivé avec « Can't Kick Up the Roots » puis « Where Do We Go When We Go ». À l'écoute du refrain du dernier morceau de la soirée (« Pain, pain, go away, come back another day, I just wanna get one up on life before it kills me »), on comprend bien mieux le message qu'a voulu nous faire passer Ben Barlow. Celui d'un jeune homme qui a traversé des moments difficiles et en traverse encore, comme tout le monde, et qui a trouvé la musique comme moyen d'évacuer sa peine et surtout d'aider ceux qui l'écoute. Ce concert nous a prouvé une fois encore pourquoi on aime certains groupes. Au-delà des titres qui peuvent nous plaire pour leur mélodie, on en aime d'autres parce qu'ils nous touchent ou nous aident à un moment de notre vie. Ce show de Neck Deep aura été une illustration parfaite du partage entre un groupe et ses fans et du pouvoir bienfaiteur de la musique. Une soirée bien plus qu'un simple concert pop punk, assurément.



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Setlist

1. Happy Judgement Day
2. Lime St.
3. Gold Steps
4. Motion Sickness
5. What Did You Expect?
6. Parachute
7. Kali Ma
8. Rock Bottom
9. Citizens of Earth
10. Don't Wait
11. In Bloom
12. December
13. Wish You Were Here
14. A Part of Me

Rappel

15. Can't Kick Up the Roots
16. Where Do We Go When We Go
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mardi 29 août 2017

Tous unis derrière Mat Bastard !

Nous avons adoré le premier album solo de Mat Bastard dont vous pouvez retrouver la chronique en cliquant ici ! Après "More Than Friends", le bondissant rockeur lillois a choisi "Stand As One" comme deuxième single extrait du disque. Ce morceau fédérateur est une ode à l'union et au partage dans ces périodes troubles que nous vivons. Son clip, que vous pouvez retrouver ci-dessous, est intéressant à plusieurs titres. Il dévoile en effet un peu plus l'univers du disque mais présente aussi un avant-goût du film d'animation "Zombillenium", tiré la bande dessinée éponyme, sur lequel Mat Bastard a travaillé. Il donnera en effet sa voix à l'un des personnages et deux titres de l'album figureront sur la BO du long-métrage, attendu le 18 octobre dans les salles obscures.

Coldplay : la vie en technicolor ! (Coldplay – 16/07/17 – Stade de France)


Après sa tournée « Mylo Xyloto Tour », qui était passée par le Stade de France en 2012, revoilà Coldplay cinq ans plus tard dans la fameuse enceinte dionysienne. À l'entrée du stade, des bracelets lumineux, identiques à cette tournée précédente, ont été distribués aux spectateurs. La scène principale, comportant plusieurs écrans, est également décorée avec des fleurs selon le visuel de l'album « A Head Full of Dreams », tandis qu'une avancée dans la fosse est disponible. De même, deux autres scène plus petites ont été installées dans la fosse pour permettre au groupe de jouer au plus près de son public. Le public, majoritairement constitué de trentenaires et de quadra, mais également de familles, a fait un formidable accueil au groupe lorsqu'il a débuté son set par « A Head Full of Dreams ». « Bonsoir les amis ! », a déclaré Chris Martin. Tout le monde chante, danse, s'amuse, profite du moment et on voit un large sourire sur tous les visages. Pendant près de deux heures, cet esprit de fête et de communion n'aura pas quitté l'enceinte du Stade de France.

Si certains critiquent Coldplay pour être devenu une immense machine à remplir les stades et à faire danser les foules, force est de constater que la bande de Chris Martin est assurément une formation phare de la scène pop rock internationale, à avoir vu au moins une fois dans sa vie en live. Sans transition, le groupe a enchaîné avec son tubesque « Yellow », histoire d'enfoncer le clou et de se mettre le public dans la poche - en avait-il besoin ? - dès le deuxième morceau de la setlist ! La machine à bonheur ne s'est pas éteinte puisque le dansant « Every Teardrop Is a Waterfall » est ensuite venue faire bouger les foules. Beau moment d'émotion dans la foulée avec « The Scientist », histoire de rappeler à tous que Coldplay sait jouer sur les sentiments avec brio. Un peu plus loin, « Paradise » a continué de fédérer le public, en se terminant sur des notes électroniques, transformant le stade en immense dance-floor.

Fin du premier acte du show. Les quatre membres sont alors partis s'installer sur une scène plus petite dans la fosse pour interpréter, de manière regroupée et intimiste, « Always in My Head », « Magic » et « Everglow ». Ce moment, qui ne sera pas le seul du concert, a permis de rapprocher un peu plus le groupe de ses fans et d'instaurer une ambiance cosy dans une grande enceinte comme le Stade de France. Retour à la scène principale avec le célèbre « Clocks ». C'est à ce moment qu'un enchaînement du tonnerre a eu lieu ! Jugez plutôt : « Charlie Brown », « Hymn for the Weekend », « Fix You », « Viva la Vida » et « Aventure of a Lifetime » ! C'est bien simple, après un tel déluge de tubes anciens et nouveaux, une petite pause était la bienvenue. C'est à ce moment que Coldplay est venu fendre la foule pour investir la troisième petite scène, également installée au milieu du public. 

Sur cette petite scène, nous avons pu applaudir le groupe à quelques mètres seulement. Comme à la maison, dans une ambiance intimiste et acoustique, nous avons pu écouter « In My Place », « Don't Panic » et « Trouble », avant que Chris Martin n'entonne une petite chanson aux paroles humoristiques, en français, sur la ville de Paris. Après ce beau moment, plein d'émotion, le groupe est revenu sur la scène principale pour entamer la dernière ligne droite du show. L'ambiance ne retombait pas pour autant d'un iota en cette fin de concert. C'est à un véritable festival de musique, de lumière et de confettis que nous avons eu droit avec « Something Just Like This », « A Sky Full of Stars », joué deux fois car une personne se sentait mal en fosse, puis à un superbe final sur « Up&Up », parfait pour clôturer la soirée, des étoiles plein les yeux et la tête dans les nuages. Il se murmure que Coldplay serait de retour en 2019 pour une nouvelle tournée. On en salive déjà d'avance !


Setlist

Scène A
1. A Head Full of Dreams
2. Yellow
3. Every Teardrop Is a Waterfall
4. The Scientist
5. God Put a Smile Upon Your Face
6. Paradise

Scène B
7. Always in My Head
8. Magic
9. Everglow

Scène A
10. Clocks
11. Midnight
12. Charlie Brown
13. Hymn for the Weekend
14. Fix You
15. Viva la Vida
16. Adventure of a Lifetime

Scène C
17. Kaleidoscope
18. In My Place (acoustique)
19. Don't Panic (acoustique)
20. Trouble (acoustique)
21. Paris Song (Chris Martin seul)

Scène A
22. Something Just Like This
23. A Sky Full of Stars (arrêtée en raison d'une personne malade dans la fosse)
24. A Sky Full of Stars (jouée une deuxième fois)
25. Up&Up


Un soirée au paradis avec les Guns N' Roses ! (Guns N' Roses – 07/07/17 – Stade de France)

 « Not in this lifetime... ». Voici ce qu'Axl Rose avait répondu à un journaliste, en 2012, à une question concernant une hypothétique reformation des Guns N' Roses. C'est en guise de clin d’œil à cette réplique d'Axl Rose que cette tournée marathon très lucrative a donc été baptisée. Pour sa seule apparition en France, le groupe avait donc choisi d'investir le Stade de France par une chaude soirée d'été. C'était donc l'occasion à ne pas manquer pour voir les Guns, non pas dans leur configuration d'origine, mais avec trois de ses membres emblématiques : Axl Rose, Slash et Duff McKagan. Les puristes pourront toujours dire qu'il manquait le guitariste Izzy Stradlin et le batteur Steven Adler, mais qu'importe ! L'organisateur du show avait prévenu, il ne fallait pas être en retard puisque le groupe avait prévu de monter sur scène à 20h pour jouer ensuite pendant près de 3h30 ! Après un décompte projeté sur écran géant avec des pistolets tirant des balles (un choix pas forcément de bon goût avec le contexte sécuritaire), le show a démarré sans retard.

On attendait du gros son, mais aussi de l'émotion, du spectacle et des classiques indémodables. Sur ces points, on n'a pas été déçu ! En plus des trois membres d'origine, on pouvait aussi compter le batteur Frank Ferrer, le claviériste Dizzy Reed, la claviériste Melissa Reese et le guitariste Richard Fortus, soit au total sept musiciens sur scène. Après quelques morceaux de chauffe, « Welcome to the Jungle » a littéralement mis le feu au public. La majorité de quadra et de quinqua n'a pas boudé son plaisir de retrouver le son de sa jeunesse tandis que les plus jeunes découvraient pour la première fois en live ce mastodonte de la scène hard rock. Si l'adage « sexe, drogue et rock'n'roll » a longtemps été affublé au groupe, on a désormais l'impression que ses trois membres d'origine semblent avoir traversé tous les excès pour aujourd'hui pouvoir assurer le show pour le plaisir de tous.

Si Axl Rose accuse forcément le poids des ans, et certainement de la chirurgie esthétique sous des traits tirés, sa voix reste inimitable avec des envolées aiguës tout bonnement exceptionnelles. Arpentant la scène de long en large et changeant de tee-shirt et de chapeau plusieurs fois, Axl Rose a fait honneur à sa réputation de show-man ! Il demeure en 2017 une véritable bête de scène et une figure du rock. Les années sont passées et certaines choses ont changé de manière positive. Plus de retard à signaler pour sa montée sur scène et le bonhomme s'est même soucié de la sécurité de son public à deux reprises, faisant notamment recommencer le morceau « Double Talkin' Jive » car certains spectateurs se sont retrouvés écrasés sur les barrières, ou plus tard en demandant à un agent de sécurité de ne pas se comporter de manière violente avec une enfant.

De son côté, Slash n'a pas démérité en faisant preuve de sa dextérité légendaire au manche de sa guitare sur de multiples solos. Tandis que Duff McKagan a également assuré le show de manière exemplaire. Les autres musiciens ont aussi été au diapason pour livre une prestation solide et carrée. On était aussi venu entendre des tubes mémorables. « Live and Let Die », « Civil War », « Sweet Child O' Mine »... On n'a pas été déçu ! Plus tard, Axl Rose, assis derrière son piano, a emmené doucement le public vers le coucher du soleil sur la mythique ballade « November Rain ». L'émotion a également été palpable sur la reprise de « Black Hole Sun » de Soundgarden, en hommage à Chris Cornell, disparu au mois de mai. Après « Knockin' on Heaven's Door » et « Nightrain », le groupe a quitté la scène une première fois.

Le rappel a démarré avec « Sorry », suivi par la sublime ballade « Patience ». La reprise d'AC/DC, « Whole Lotta Rosie », est ensuite venue enflammer le public pour une des dernières occasions de la soirée de se défouler. « Don't Cry », dans la nuit parisienne, a été reprise en chœur par tout le public. Aux premières percussions de batterie, on a enfin reconnu le morceau qui allait clôturer la soirée : « Paradise City ». Il fut l'ultime moment pour profiter de cet instant rare de profiter d'un concert de cette qualité, assuré d'une main de maître par des légendes du rock. On pourra simplement regretter un manque de communication avec le public. Mais ce léger bémol ne viendra pas grandement entacher une soirée quasiment parfaite pour tous les fans du groupe. Sans nul doute, les Guns N' Roses ont bel et bien prouvé qu'ils étaient bien vivants ! Avant de savoir si cette reformation était purement mercantile ou si un nouvel album verra le jour, laissons-nous encore profiter des souvenirs d'une soirée gravée dans notre mémoire pour de longues années encore...

Setlist

1. It's So Easy
2. Mr. Brownstone
3. Chinese Democracy
4. Welcome to the Jungle
5. Double Talkin' Jive
6. Better
7. Estranged
8. Live and Let Die (reprise des Wings)
9. Rocket Queen
10. You Could Be Mine
11. New Rose (reprise de The Damned)
12. This I Love
13. Civil War
14. Yesterdays
15. Coma
16. Slash Guitar Solo
17. Speak Softly Love (thème du Parrain de Nino Rota)
18. Sweet Child O' Mine
19. My Michelle
20. Wish You Were Here (reprise de Pink Floyd)
21. November Rain
22. Black Hole Sun (reprise de Soundgarden)
23. Knockin' on Heaven's Door (reprise de Bob Dylan)
24. Nightrain

Rappel

25. Sorry
26. Patience
27. Whole Lotta Rosie (reprise d'AC/DC)
28. Don't Cry
29. The Seeker (reprise des Who)
30. Paradise City