lundi 24 avril 2017

Frank Turner : comme à la maison ! (Frank Turner & The Sleeping Souls - Maroquinerie - 21/04/17)


De retour avec son groupe, les Sleeping Souls, à Paris, après un passage en solo en septembre 2015, Frank Turner assurait ce soir là sa dernière date en France de la tournée de promotion de son album « Positive Songs For Negative People ». On pouvait compter, comme à chaque fois, une colonie britannique conséquente dans l’assistance, pouvant applaudir l’artiste dans une salle à taille plus humaine que dans les grandes enceintes outre-Manche. C’est Sam Duckworth, qui a lancé la soirée avec un set acoustique. L’artiste du groupe Get Cape. Wear Cape. Fly a touché le public avec des compositions sensibles. Il en a profité pour tacler le Front National et Marine Le Pen, alors que le premier tour de l’élection présidentielle n’était prévu que deux jours plus tard avec le résultat que l’on connaît aujourd’hui…

Retour à la musique avec l’acolyte de Frank Turner et ami de longue date, Forest Pooky, accompagné ce soir d’un guitariste pour nous emmener dans son univers parfois teinté de blues, mais aussi de folk. Alternant le français et l’anglais pour satisfaire l’ensemble du public présent, il a livre un set toujours aussi prenant et sincère. Sa voix puissante et son sens de l’interprétation sont toujours aussi forts. Il a également raconté quelques anecdotes comme celle qui a donné naissance au morceau « Lullabies » : lorsqu’il était enfant, il faisait des cauchemars avec un requin à tête de chat ! Peu après 21h et un changement de plateau rapide, Frank Turner et les Sleeping Souls ont investi la scène, lançant le set sans crier gare par plusieurs morceaux de leur dernier album. « Get Better », « Glorious You », « Josephine » et « The Next Storm » ont littéralement électrisé le public. C’est bien simple, de bout en bout du show, on aura entendu autant les fans reprendre les chants en chœur que Frank Turner et ses acolytes !

Toujours aussi content d’être en France et parlant la langue de Molière du mieux qu’il peut, Frank Turner a toujours cette classe et cette propension à interpréter ses morceaux avec une générosité et une authenticité rares. Pas le temps de souffler que « Recovery » a continué d’embraser la foule. L’artiste anglais n’a pas manqué d’indiquer qu’il s’agissait du premier concert en compagnie des Sleeping Souls depuis le mois de décembre 2016, date à laquelle le claviériste Matt Nasir était devenu papa pour la première fois. Car un concert de Frank Turner, c’est aussi de nombreuses anecdotes et moments de partage entre lui et ses fans. Après « Peggy Sang the Blues » et « Losing Days », il a rappelé l’histoire derrière le morceau « The Way I Tend to Be ». Ce titre parle en effet d’une rupture sentimentale qu’il a connue. Peu de temps après, alors qu’il était en tournée en Australie, il a tenu un koala dans ses bras dans un zoo. L’animal, qui sentait fort les feuilles d’eucalyptus, lui rappelait l’odeur du shampoing de son ex !

Un autre beau moment de partage est survenu lorsqu’il a interprété, en français et seul sur scène, le morceau « Substitute », alors que son technicien guitare lui tenait la traduction des paroles en français. Si souvent, on peut parfois penser que des textes en français sont moins efficaces et parfois un peu « gnangnan », il a prouvé qu’une bonne mélodie et une bonne écriture font une bonne chanson ! Après le titre gag « Putain de Bordel de Merde », il a poursuivi avec « St Christopher Is Comig Home » et le rafraîchissant « The Opening Act of Spring ». Le concert commençait petit à petit à toucher à son terme alors qu’est intervenu «  Mittens » C’est sur « Photosynthesis » qu’il a choisi de dire une première fois au revoir à ses fans. 

Mais c’était bien évidemment pour revenir de plus belle pour le traditionnel rappel avec le classique « Love Ire & Song », repris comme un seul homme par tout le public. Après « The Road », l’enchaînement parfait « I Still Believe », puis « Four Simple Words », directement lancé en supprimant l’introduction, a achevé les débats en apothéose. Frank Turner a fini par slammer dans la fosse, rappelant les racines punk rock de ses débuts avec son groupe Million Dead. Trempé jusqu’aux os, depuis le début du concert, il n’a pas manqué de faire une annonce de taille : le groupe va prochainement se mettre au travail sur un nouvel album et promet, à l’avenir, de toujours passer par la case France à l’occasion de ses prochaines tournées. On a déjà hâte d’y être... Si l’on devait résumer l’essence même de la musique, du rock et de la générosité en deux mots : Frank Turner !

Setlist

1. Get Better
2. Glorious You
3. Josephine
4. The Next Storm
5. Out of Breath
6. Recovery
7. I Am Disappeared
8. Peggy Sang the Blues
9. Losing Days
10. The Way I Tend to Be
11. Journey of the Magi
12. Substitute (en français)
13. Putain de Bordel de Merde
14. St. Christopher Is Coming Home
15. The Opening Act of Spring
16. Mittens
17. If Ever I Stray
18. Photosynthesis

Rappel

19. Love Ire & Song
20. The Road
21. I Still Believe
22. Four Simple Words

jeudi 20 avril 2017

Ed Sheeran, le sacre d’un prince à Bercy (Ed Sheeran - 06/04/17 - AccorHotels Arena)

Il semble désormais loin le temps où Ed Sheeran jouait à la Cigale et pourtant ce n’était qu’en 2012 ! Après un Zénith en 2015, c’est dans un Bercy à guichets fermés que le jeune homme, désormais star incontestée de la pop internationale, se produisait, à l’occasion de sa tournée européenne pour la sortie de son troisième album « ÷ ». Aux alentours de 21h, après un changement de plateau d’une vingtaine de minutes, il est apparu simplement sur le côté de la scène, a grimpé les escaliers et est venu s’installer, muni de sa simple guitare et de ses enregistreurs pour créer des boucles. Car, comme à son accoutumée, c’est seul qu’Ed Sheeran assure le show. Et si vous pensiez qu’il faut un groupe pour pouvoir assurer un concert digne de ce nom, vous vous trompez ! Ici, l’adage « On n’est jamais mieux servi que par soi-même » trouve tout son sens.

Sans laisser souffler le public et sous les acclamations stridentes de la majeure partie - féminine - du public, Ed Sheeran a lancé les hostilités avec son déjà tubesque « Castle on the Hill ». Une entrée en matière littéralement parfaite pour lancer une soirée qui sera placée sous le signe de l’émotion, du partage, de la simplicité mais aussi du talent d’un showman taillé pour les grandes enceintes. Accompagné par un mur d’écrans en fond de scène et des éclairages travaillés, le chéri de ces dames aux cheveux roux a enchaîné avec « Eraser », prouvant, si on pouvait encore en douter, qu’il n’a rien à envier aux plus grands rappeurs. Juste avant « The A Team », il n’a pas manqué de rappeler que la première fois qu’il avait joué à Paris, c’était devant quelques centaines de personnes, alors que ce soir 17 000 fans étaient là pour lui. Une façon de remercier ceux qui étaient présents dès la première heure comme ceux qui l’auraient découvert récemment.

Le concert bien lancé, Ed Sheeran a poursuivi avec un medley « Don’t / New Man », qui a fait grimper la température. Que dire plus tard que « Bloodstream », sur lequel il a fait participer le public en levant et abaissant le bras, et dont la montée en puissance sur le final a littéralement fait exploser le public. Un peu de répit ensuite avec le morceau « Happier » tout en émotion. Il est vrai qu’Ed Sheeran n’a pas son pareil pour chanter les amours déçues, les histoires d’amitié ou de famille, avec justesse et sensibilité. La joie est ensuite revenue avec « Galway Girl », qui a fait danser les foules. Une autre trouvaille du chanteur a été le medley « Human / I See Fire ». Le morceau de Rag'n'Bone Man s’est en effet parfaitement mêlé à son titre. Un autre moment fort est survenu sur « Supermarket Flowers », titre en hommage à sa grand-mère, sur lequel les lumières des téléphones portables se sont allumées aux quatre coins de Bercy.

Lentement mais sûrement, le concert commençait à se diriger vers son terme mais il restait encore quelques pépites à découvrir. Sur « Nancy Mulligan », c’est une plongée au cœur d’un mariage irlandais qui nous a été proposée. L’ambiance intimiste est revenue sur le classique et sentimental « Thinking Out Loud », qui a provoqué une nouvelle salve de cris de la gent féminine dans les gradins de Bercy. Sans transition et afin de transformer la salle en lieu de fête, « Sing » est arrivé en guise d’apothéose. Faisant participer le public sur le refrain, le morceau a signé le premier départ d’Ed Sheeran avant qu’il revienne pour le traditionnel rappel. « Shape of You » a été accueilli sous les hourras du public, alors en ébullition. Il ne restait plus que « You Need Me, I Don't Need You », étiré sur près de dix minutes, sous un déluge de flashs et de projections sur les écrans, pour achever en beauté le show.

On pourra simplement regretter la durée du show, 1h30. Mais face à une telle générosité d’un artiste seul sur scène - un effet spécial à lui tout seul - on ne peut que saluer une performance de haut vol, qui n’a pas besoin de flammes ou d’autres artifices pour embraser le public. Avant de partir, il n’a pas manqué de donner rendez-vous au public l’an prochain. En effet, comme annoncé au Parisien, Ed Sheeran vise désormais le Stade de France à l’occasion de sa tournée des grandes enceintes en 2018. On peut dire, sans se tromper, qu’il a déjà les épaules assez larges, et surtout un talent immense, pour mettre dans sa poche 80 000 personnes et leur faire passer un moment intimiste comme s’il s’agissait d’une soirée avec un bon pote. Ed Sheeran, ou une pop star planétaire dans le corps d’un petit gars Britannique à la simplicité confondante.















Setlist
1. Castle on the Hill
2. Eraser
3. The A Team
4. Don't / New Man
5. Dive
6. Bloodstream
7. Happier
8. Galway Girl
9. How Would You Feel (Paean)
10. Human / I See Fire
11. Supermarket Flowers
12. Perfect
13. Nancy Mulligan
14. Thinking Out Loud
15. Sing

Rappel

16. Shape of You

17. You Need Me, I Don't Need You



lundi 27 février 2017

Goddamn Sum 41 is alive again ! (Sum 41 – 22/02/17 – Zénith Paris)

Sum 41 Zénith Paris Rock'n'Live Marie Le Bannier Concert Photos Report Live Rock Punk Paris Deryck Whibley 13 Voices In Too Deep Dave Brownsound Cone Frank Zumo Tom Thacker Fat Lip Still Waiting

Sum 41 Zénith Paris Rock'n'Live Marie Le Bannier Concert Photos Report Live Rock Punk Paris Deryck Whibley 13 Voices In Too Deep Dave Brownsound Cone Frank Zumo Tom Thacker Fat Lip Still WaitingAprès avoir manqué le passage du groupe au Trianon en février 2016, c'est avec une grande impatience que nous attentions cette date au Zénith. Les Canadiens de Sum 41, emmenés par un Deryck Whibley revenu de très loin après de gros soucis de santé, avaient à cœur de réussir cette date parisienne, d'autant plus que quelques jours avant le concert, l'annonce d'une captation du show avait été faite. Contrat rempli ? Avant de revenir en détail sur la prestation du groupe, il est un point sur lequel tous les spectateurs auront été d'accord : la qualité sonore du concert a été très médiocre. Entre des basses trop fortes, entendues dès les morceaux crachés par les enceintes pendant le changement de plateau, des voix parfois inaudibles empêchant pratiquement d'identifier les titres au premier couplet, nous avons rarement connu de telles conditions. Les premières parties – Hollerado et Paerish – auront subi le même traitement imposé par un ingénieur du son qui aura été,  hélas, l'un des artisans de ce fiasco sonore. 


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Sum 41 Zénith Paris Rock'n'Live Marie Le Bannier Concert Photos Report Live Rock Punk Paris Deryck Whibley 13 Voices In Too Deep Dave Brownsound Cone Frank Zumo Tom Thacker Fat Lip Still WaitingMais l'énergie, la sincérité, la générosité et la rage de Sum 41 auront réussi à quasiment faire oublier ce point noir. Pourtant, dès l'ouverture, les choses ont mal débuté puisque c'est dans le noir quasi total que le groupe a interprété le morceau « A Murder of Crows », avant que Deryck Whibley ne demande à ses compères d'arrêter. Le combo a redémarré le titre, sans que les problèmes de lumières ne soient résolus pour autant. Peu importe ! Sous un décor sombre, orné de rouge et noir, marqué de la croix de son nouvel album « 13 Voices », la formation ne s'est pas démontée et a poursuivi avec « Fake My Own Death » puis « The Hell Song », qui a mis tout le monde d'accord et lancé les premiers pogos. Et il fut bon de revoir ce diable de Deryck Whibley, en pleine forme, arpentant la scène de long en large, s'époumoner et donner de sa personne pendant près de deux heures de set. Il n'a pas manqué de rappeler que le groupe fêtait ses 20 ans et qu'il venait jouer en France depuis 14 ans. Saluant la bienvenue à tous les anciens et les nouveaux venus de la Sum 41 Family, il a fait preuve d'une belle communion avec le public tout au long du concert. Comme à son habitude, il a invité quelques fans à monter sur scène pour suivre le concert depuis les coulisses. 

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Sum 41 Zénith Paris Rock'n'Live Marie Le Bannier Concert Photos Report Live Rock Punk Paris Deryck Whibley 13 Voices In Too Deep Dave Brownsound Cone Frank Zumo Tom Thacker Fat Lip Still WaitingAvec cette tournée, qui brasse la majeure partie de ses albums, Sum 41 a aussi souhaité rappeler son goût pour les influences métal et les guitares lourdes, qu'il affectionne depuis ses débuts, pour le plus grand plaisir de ses fans et d'autres qui arboraient des tee-shirts de Spliknot ou encore System of a Down. Mais revenons à la setlist. Après « Over My Head (Better Off Dead) », « Goddamm I'm Dead Again » et « Underclass Hero », « Screaming Bloody Murder » a continué de donner une totalité sombre au concert. L'émotion est ensuite survenue une première fois lors du morceau «  War ». Deryck Whibley a indiqué qu'il s'agissait du titre qui faisait référence à ses déboires passés, sa descente aux enfers et à sa renaissance tel le phénix. Cette ballade, reprise par tout le public, a illustré le lien indéfectible entre le groupe et ses fans, telle une force qui a permis à son leader de se battre pour sa survie lors des moments très durs de sa vie. Un autre grand classique des concerts de Sum 41 – demander aux spectateurs de crier « Sacrifice » sur « We're all to Blame » - n'a pas non plus été manqué et repris de bon cœur par l'ensemble des fans.

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Sum 41 Zénith Paris Rock'n'Live Marie Le Bannier Concert Photos Report Live Rock Punk Paris Deryck Whibley 13 Voices In Too Deep Dave Brownsound Cone Frank Zumo Tom Thacker Fat Lip Still WaitingAprès « Walking Disaster », le groupe a enchaîné avec « Makes No Difference ». Juste à la fin du titre, Deryck Whibley a traversé la fosse, accompagné par des agents de sécurité, pour venir terminer le titre sur une petite scène placée à l'entrée de la fosse du Zénith. Tout près de cette scène, nous avons pu profiter de « With Me » en toute intimité ! Tout d'un coup, la grande enceinte est devenue une petite salle où la communion est maximale. Le concert est reparti de plus belle avec « God Save Us All (Death to POP) » alors que Deryck a regagné la scène principale. Après un solo du batteur Frank Zumo et une reprise de Queen sur « We Will Rock You », Sum 41 a livré un enchaînement parfait des ses tubes « Still Waiting » et « In Too Deep ». Un petit mot sur les prestations du bassiste Cone, du guitariste Dave Brownsoud qui assuré plusieurs solos et du guitariste Tom Thacker : ils ont tous trois été parfaits ! Le temps du rappel est venu avec un Deryck Whibley annonçant qu'il allait essayer de jouer un morceau, seul au piano. Le public a retenu son souffle en reconnaissant les premières notes de « Crash ». Gros moment d'émotion sur cette ballade, titrée de « Screaming Bloody Murder ».

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L'émotion n'est pas retombée puisqu'il a enchaîné avec la célèbre ballade « Pieces », sur laquelle tout le groupe est venu le rejoindre. La furie est ensuite revenue avec « Welcome to Hell » puis le culte « Fat Lip ». À noter également que le groupe fait un clin d’œil à Iron Maiden, l'une de ses influences, avec la présence sur scène d'un squelette gonflable aux yeux rouges faisant un doigt d'honneur. Le groupe est ensuite reparti pour revenir une ultime fois afin de terminer, comme à l'accoutumée, par « Pain for Pleasure ». Preuve en est qu'il sait manier l'humour, chacun était coiffé d'une perruque et d'une tenue kitsch rappelant les grands groupes de heavy metal des années 70-80 ! Au final, Sum 41 a assuré un set de deux heures avec une grande maîtrise, telle une grosse machine, avec quelques passages obligés mais des petites surprises ici et là, apportant une touche d'humanité à un groupe revenu de loin, et qui semble désormais promis encore à quelques belles années. Comme le dit Queen, un groupe qu'affectionne Sum 41, « The show must go on » ! Les Canadiens  ont visiblement fait de cet adage une maxime pour le futur pour le plus grand plaisir de ses fans. 


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Setlist

1. A Murder of Crows

2. Fake My Own Death

3. The Hell Song

4. Over My Head (Better Off Dead)

5. Goddamn I'm Dead Again

6. Underclass Hero

7. Screaming Bloody Murder

8. There Will Be Blood

9. War

10. Motivation

11. The Trooper (reprise d'Iron Maiden)

12. Grab the Devil by the Horns and Fuck Him Up the Ass

13. We're All to Blame

14. Walking Disaster

15. Makes No Difference

16. With Me

17. God Save Us All (Death to POP) (solo de batterie de Frank Zumo)

18. No Reason

19. We Will Rock You (reprise de Queen)

20. Still Waiting

21. In Too Deep

Rappel 1 :

22. Crash

23. Pieces

24. Welcome to Hell

25. Fat Lip

Rappel 2 :


26. Pain for Pleasure


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mercredi 8 février 2017

Green Day, la folie à Bercy ! (Green Day - 03/02/17 - AccorHotels Arena)

Green Day AccorHotels Arena Paris Bercy American Idiot Concert Punk Rock Live Rock'n'Live Photo Marie Dookie Le Bannier Mike Dirnt Tré Cool Revolution Radio Basket Case

Avant son passage au Download Festival au mois de juin, Green Day faisait escale à l'AccorHotels Arena pour une date unique. Inutile de dire qu'il s'agissait de la date punk rock de ce début d'année qu'il ne fallait surtout pas manquer ! Un concert de Green Day, c'est l'assurance d'une setlist d'environ 2h30, de moments de grâce, d'émotion, de joie, de fun, de délire, de protestation, de rock ! Il ne fallait pas arriver en retard en cette pluvieuse soirée d'hiver puisque la bande de Billie Joe Armstrong était annoncée à 20h sur scène. Avant le début des festivités, ce fut à The Interrupters de chauffer la salle. Le groupe, mené par sa chanteuse, a livré un ska punk plutôt efficace, même si les titres ont donné l'impression d'être peu différents les uns des autres. Après un set d'environ trente minutes, les installations ont démarré pour préparer la scène pour Green Day. Au moment où « Bohemian Rhapsody » a retenti dans les enceintes, les fans ont tout suite compris que le début du show allait démarrer. Lorsqu'est arrivé le fameux lapin rose, la foule a explosé sur le traditionnel « Blitzkrieg Bop » !
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Sans artifice, sans décor scénique extravaguant, mais avec un écran en fond de scène, le groupe est arrivé simplement. Billie Joe est monté sur une enceinte, les bras en l'air, pour saluer et déjà haranguer la foule qui n'attendait que ça. « Know Your Enemy » a lancé les hostilités de fort belle manière. Comme à son habitude, Bille Joe n'aura pas arrêté de lancer ses fameux « Héééé, ohhhhh !!! », cri de ralliement qui peut paraître un peu saoulant à la longue mais qui témoigne du lien qu'il a réussi à tisser avec le public au fil du temps. Il a d'ailleurs rappelé que Green Day venait jouer en France depuis 1994, un pays dans lequel il se sentait comme à la maison. D'entrée de jeu, le ton de la soirée était donné entre rock festif et message politique. Puisque personne n'aura manqué les prises de position du groupe dans son dernier album « Revolution Radio », nous n'avons pas été étonnés d'entendre Billie Joe déclarer : « Ce soir, dans notre monde, Donald Trump n'existe pas ! ». Après « Bang Bang » et « Revolution Radio », le groupe a poursuivi avec « Holiday », « Letterbomb » puis « Boulevard of Broken Dreams », repris en chœur par le public.
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Green Day AccorHotels Arena Paris Bercy American Idiot Concert Punk Rock Live Rock'n'Live Photo Marie Dookie Le Bannier Mike Dirnt Tré Cool Revolution Radio Basket CaseBillie Joe, Tré Cool et Mike Dirnt, éternels adolescents, ont certainement trouvé la recette de la jeunesse éternelle. Après trente années de carrière, la fougue et l'énergie sont toujours présentes tout au long de 2h30 de show. Si le message contestataire est bien clair, la déconne est aussi là lorsque Billie Joe arrose les premiers rangs avec un jet d'eau ou lance des tee-shirts avec un canon dans les gradins. Il est clair que tout ce joli monde est heureux d'être là et la scène est leur terrain de jeu favori. Plus loin, « Longview » et sa basse caractéristique ont embrasé le public avant que « 2000 Light Years Away » ne réjouisse les fans les plus assidus du trio. Le spectacle a été amplifié par des jeux de lumières, pétards, flammes et autres feux d'artifices tout au long du show. Tel un rouleau compresseur, Green Day a tout embarqué sur son passage. Avec ces grosses machines américaines, la crainte d'un manque d'âme est toujours présente. Ici, il n'en est rien. Billie Joe aura fait monter des fans sur scène à trois reprises pour une accolade, un selfie, chanter, voire même jouer de la guitare. Une jeune femme est d'ailleurs repartie avec la guitare, offerte par le groupe, pour sa prestation. Billie Joe lui avait indiqué les accords à jouer pour interpréter la reprise d'Operation Ivy, « Knowledge ». 

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Green Day AccorHotels Arena Paris Bercy American Idiot Concert Punk Rock Live Rock'n'Live Photo Marie Dookie Le Bannier Mike Dirnt Tré Cool Revolution Radio Basket CasePas de doute, un concert de Green Day a ces allures de grand-messe rock où la communion est totale avec le public et où il est invité à participer à la fête de manière active. « When I Come Around », « Minority » et un « St Jimmy » de folie n'ont pas calmé les ardeurs des spectateurs, qui en redemandait encore et encore. Il n'était pas encore temps pour Green Day de dire au revoir. Le culte « Basket Case » a fait souffler un vent de folie avant que le délire ne s'empare de tous les musiciens pour « King for a Day ». Billie Joe, képi d'officier sur la tête, a mené sa troupe alors que son saxophoniste portait une coiffe de pharaon. Lors du traditionnel medley « Shout » / « (I Can't Get No) Satisfaction » / « Always Look on the Bright Side of Life » / « Hey Jude », ce dernier a d'ailleurs joué le solo de « Careless Whisper » en hommage à George Michael. Billie Joe a rappelé lors du concert que le rock pouvait changer le monde. Cette parole, peut-être un peu naïve, a résonné dans les esprits alors que nous vivons une période parfois troublée par une peur de l'avenir. 


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Après « Still Breathing » et « Forever Now », le groupe a quitté la scène une première fois. Il est revenu pour un premier rappel, lancé par le furieux « American Idiot », ponctué d'entrée de jeu par un « Fuck You Donald Trump ! » auquel ont répondu de nombreux majeurs levés en l'air. Green Day a choisi lors de ses concerts à travers le monde de faire savoir qu'il n'était pas satisfait de celui qu'il juge comme son American Idiot pour les quatre prochaines années. Puis le groupe a enchaîné avec « Jesus of Suburbia » pendant plus de dix minutes, sous les acclamations du public. Il est plutôt marrant de voir ce morceau en fin de show en guise de petit clin d’œil au « Bohemian Rhapsody » du début. Après ce déluge d'énergie, de furie et d'effets pyrotechniques, le groupe a quitté la scène une deuxième fois. Billie Joe est ensuite revenu seul pour jouer en acoustique, tout d'abord « Ordinary World » puis « Good Riddance (Time of Your Life) », joué sous une pluie de confettis. Mike et Tré sont alors revenus pour saluer une dernière fois le public, en compagnie de Billie Joe, pour conclure cette soirée en beauté, tous les trois, toujours unis depuis trente ans. « It's something unpredictable, but in the end is right, I hope you had the time of your life ». Assurément, comme à chaque fois, lors d'un concert de Green Day... 

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Setlist

Bohemian Rhapsody (Queen)
Blitzkrieg Bop ((Ramones)
The Good, the Bad and the Ugly (Ennio Morricone)

1. Know Your Enemy
2. Bang Bang
3. Revolution Radio
4. Holiday
5. Letterbomb
6. Boulevard of Broken Dreams
7. Longview
8. Youngblood
9. 2000 Light Years Away
10. Hitchin' a Ride
11. When I Come Around
12. Waiting
13. Burnout
14. Scattered
15. Minority
16. Are We the Waiting
17. St. Jimmy
18. Knowledge (reprise d'Operation Ivy)
19. Basket Case
20. She
21. King for a Day
22. Shout / (I Can't Get No) Satisfaction / Always Look on the Bright Side of Life / Hey Jude
23. Still Breathing
24. Forever Now

Rappel 1 :
25. American Idiot
26. Jesus of Suburbia

Rappel 2 :
27. Ordinary World
28. Good Riddance (Time of Your Life)

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jeudi 2 février 2017

Biffy Clyro a retourné l'Olympia ! (Biffy Clyro - 30/01/17 – Olympia)


Trois ans après leur passage au Trianon, revoilà les Écossais de Biffy Clyro à l'occasion de leur tournée française dans le cadre de la sortie de l'album « Ellipsis ». Groupe désormais taillé pour les grandes enceintes outre-Manche et se produisant dans les festivals partout en Europe, Biffy Clyro continue de jouer dans des salles à taille humaine en France. Ceci explique notamment pourquoi on retrouve à chaque fois une colonie britannique conséquente dans le public, qui s'époumone tout au long du concert en scandant le célèbre slogan « Mon' the Biff ! ». C'était notre premier concert de l'année 2017 et quel concert ! En général, avec Biffy Clyro, on est rarement déçu... Et la bande de Simon Neil n'a pas démenti sa propension à être une véritable machine de guerre qui balaye tout sur son passage. Nous ne pourrons pas évoquer la première partie puisque nous sommes arrivés au moment où Frank Carter and the Rattlesnakes terminaient leur set. Visiblement, le groupe a livré une prestation très efficace qui a été très applaudie. Après vingt minutes d'entracte, il était temps d'accueillir les héros de la soirée.


Après une musique classique avec des chœurs, quasi religieuse, le groupe s'est installé et posé, immobile. Cette entrée sur scène, classieuse, n'a pas laissé trop longtemps de place au calme, puisqu'alors que l'introduction de « Wolves of Winter » retentissait, le déluge s'est abattu sur l'Olympia. Dans la fosse, les pogos ont commencé à pleuvoir et le thermomètre a bien failli exploser ! Et cette ambiance n'a pas bougé d'un iota tout au long du show. Pas le temps de souffler que « Living Is a Problem Because Everything Dies » est lancé, suivi de « Sounds Like Balloons » puis « Biblical ». Si les jumeaux Ben et James ont démarré le concert torse nu comme à leur habitude, Simon a fait tomber sa chemise au bout de quelques titres. Les cheveux au vent, parfois dans le visage, il a fait preuve d'une rage quasi animale, amplifiée par une démarche tantôt féline, tantôt possédée par la fureur des décibels. Rock, metal, grunge, alternatif... Qu'importe si Biffy Clyro n'est pas facilement classable, le mélange des styles lui va si bien !

Lors du concert, la part belle a été faite au dernier album « Ellipsis » (10 titres), mais également à « Opposites » (5 titres) et « Only Revolutions » (6 titres). Après « Victory Over the Sun » et « Howl », « God & Satan » est venu un peu calmer les esprits avant que l'ambiance remonte en flèche avec un « Bubbles » du feu de dieu, qui n'aura jamais semblé si puissant en live ! Chaque morceau du concert aura disposé de son éclairage spécifique grâce à un habile jeu de lumières, créant une ambiance unique. Après un enchaînement « On a Bang » / « Re-Arrange » / « Herex » / « Medecine », tirés d'« Ellipsis », qui a peu fait retomber l'ambiance, « Glitter and Trauma » a réussi à remettre tout le monde d'accord ! « Mountains », juste après, a été, comme de coutume, un moment fort de la setlist, notamment lorsque tout le public a repris la fin de morceau d'une seule voix.

Lentement mais sûrement, la fin du concert approchait mais il restait encore quelques instants de grâce à vivre. Petit bémol toutefois, nous n'aurons pas eu droit à « The Captain », enlevé de la setlist au profit de morceaux « d'Ellipsis » certainement. Après « Flammable », place à « That Golden Rule » et sa rythmique incroyable lors de la fin du morceau puis « Many of Horror », dont les chœurs résonnent encore dans nos têtes. C'est à cet instant qu'est intervenu le rappel. Simon Neil est arrivé seul pour jouer une version solo acoustique de « Machines ». Le furie rock est revenue le temps d'« Animal Style » puis en guise d'apothéose, « Stingin' Belle » a clôturé le show dans un mur de décibels. Simon Neil, montant sur une enceinte, courbé sur ses jambes, comme s'il voulait montrer qu'il ne faisait plus qu'un avec le musique, après 2h de show effréné. Une fois encore, Biffy Clyro a démontré qu'il était un groupe de grande classe et terriblement efficace en live, sans artifice, avec des mélodies imparables, délivrant un rock brut de décoffrage, souvent, mais aussi raffiné, parfois. Le trio a réussi à s'imposer, dans nos esprits, comme l'un des groupes qu'il faut avoir vu jouer au moins une fois dans sa vie : intense, folle, furieuse, une expérience qui prend aux tripes ! « Mon' the Biff » !

Setlist

1. Wolves of Winter
2. Living Is a Problem Because Everything Dies
3. Sounds Like Balloons
4. Biblical
5. Victory Over the Sun
6. Howl
7. God & Satan
8. Bubbles
9. Booooom, Blast & Ruin
10. Friends and Enemies
11. Black Chandelier
12. On a Bang
13. Re-Arrange
14. Herex
15. Medicine
16. Glitter and Trauma
17. Mountains
18. In the Name of the Wee Man
19. Flammable
20. That Golden Rule
21. Many of Horror (introduction de "With Aplomb")

Rappel

22. Machines
23. Animal Style
24. Stingin' Belle